Algérie : halte aux massacres, non aux expulsions

Pendant que ses représentants donnent des leçons de morale républicaine, le gouvernement de la gauche plurielle continue sans états d'âme les expulsions d'"étrangers en situation irrégulière".
Un bateau du nom de "Napoléon" vient d'en livrer récemment aux autorités algériennes. Compte tenu de ce que l'on sait de la situation dans ce pays, il y a de quoi s'inquiéter sur leur sort.
Chevènement n'est pas homme à se faire autant de soucis, cet "intégriste" de la République applique la loi sans se poser de questions. Lui et ses collègues ne cherchent pas à voir plus loin que le bout de leur Etat.
Tout récemment une délégation de patrons français s'est rendue en Algérie, les affaires sont en train de reprendre. On comprend mieux dès lors la bienveillance à l'égard du gouvernement algérien : "business is business" !

Résistance et solidarité

La chaîne des expulsions est remplie de ces fonctionnaires zélés qui obéissent aux ordres reçus sans les remettre en questions. C'est ainsi qu'ils remplissent des charters ou des bateaux (les trains ça ne se fait plus) sans se soucier du sort des "voyageurs" à l'arrivée.
Ici ou là, des associations se mobilisent en faveur des algériennes et des algériens en butte à l'intégrisme religieux et à l'oppression étatique : sabre et goupillon se conjuguent sous tous les régimes et sous toutes les croyances.
Beaucoup se sentent impuissants, ne savent pas quoi faire pour témoigner leur indignation et leur solidarité. Pourtant quand les citoyens se mobilisent et agissent contre les expulsions il en reste toujours quelque chose.
Même si les échecs sont nombreux, les actions de résistance et de solidarité représentent une gêne importante pour les autorités. C'est bien pour cela que le ministre de l'intérieur multiplie les menaces et les déclarations visant à criminilaser ceux et celles qui l'empêchent d'expulser tranquille !
La Fédération Anarchiste luttant pour un monde solidaire et sans frontières, est aux côtés de tous ceux et celles qui résistent à l'arbitraire étatique.

Tract diffusé le 4 avril 98 lors du rassemblement pour l'Algérie à Toulouse