Rien par le passé ni dans le présent, pas plus quà l'avenir, n'est venu (ni ne viendra) déroger à ce postulat militant : Les anarchistes ont lutté et luttereont, quoi qu'il arrive, contre toutes les tyrannies et contre toutes les idéologies qui génèrent de la barbarie et qui ravalent les individus au rang de l'animalité.
L'extrême-droite a, depuis une quinzaine d'années, compris que la conquête du pouvoir passait par une diversification des moyens pour y parvenir. La violence recouvre un aspect de leur discours et de leurs actes mais, respectabilité oblige, les poursuites judiciaires font aussi partie de l'arsenal idéologique mis en oeuvre pour parvenir au but suprême : Le pouvoir.
Qui fait le jeu du fascisme ?
Si fascisme et démocratie libérale ne sont pas identiques, les deux ont pour fondement le système capitaliste à savoir l'exploitation des individus et leur contrôle. Les deux s'appuient sur la bourgeoisie et son bras serviteur : l'Etat.
Depuis vingt ans, avec une gauche très souvent aux commandes, c'est l'aggravation du chômage de masse, la précarité, les zones ghettos, bref, tout ce qui fait le lit de la vermine fasciste. Le FN a bien servi de repoussoir à nos gouvernants pour faire passer en douce toutes les mesures antisociales. Il est temps d'ouvrir les yeux sur les responsabilités de ceux qui nourrissent chaque jour le ventre de la bête immonde et qui ensuite, vont se réjouir devant les caméras de de la scission du FN en la présentant comme une "victoire pour la démocratie" ! Afin de parer aux risques de révoltes, la gauche répond désormais par le tout sécuritaire. A la Duchère (quartier lyonnais) par exemple, Gérard Colomb, maire PS d'arrondissement, double les effectifs de police, crée une brigade mobile d'intervention, développe la vidéo-surveillance, les milices privées de gardiennage et installs grillages et interphones pour les écoles. Par ailleurs il crée un agence ANPE et une annexe de la mairie. Quel bel exemple de politique sociale !
Développer les luttes sociales et révolutionnaires
Nous n'avons rien à espérer de la gauche plurielle et de ses mascardes "républicaines et citoyennes" pour éviter le pire. Alors, pour éviter que les rats ne reviennent plus forts et plus nombreux, c'est bien aux causes qu'il faut s'en prendre et non se contenter de manifester contre les effets. Notre seule voie, ce sont nos luttes : dans notre quartier, à notre boulot, dans la rue. Avec des objectifs clairs et sans ambiguités : l'égalité économique et sociale de toutes et de tous, l'autogestion généralisée et donc le refus de tout forme de gouvernement. Rappelons-nous qu'en 1995, au moment du vaste mouvement social contre la réforme Juppé, le FN avait le profil bas. Cela montre bien une chose : les "idéalistes" et les "utopistes" sont ceux qui croient pouvoir battre le fascisme dans les urnes et dans les sphères du pouvoir.
Tract diffusé le 15 avril 1999 lors d'un rassemblement contre la venue de Le Pen à Toulouse