mar 17 janvier 2012

Le chacun pour soi, c'est tout le monde dans la merde !

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Le capitalisme n'en est plus à une contradiction près

  • Pour survivre, nous devons vendre notre force de travail.... à l'heure où le chômage augmente et risque d'exploser.
  • Les loyers, les prix des aliments, de l'essence, de l'électricité, du gaz... Tout augmente, sauf les salaires.
  • A Saint-Denis, des gens travaillent dans le bâtiment, le nettoyage ou dans la surveillance. Ils/Elles construisent, entretiennent ou gardent des immeubles dont certains restent vides pendant des années pour les besoins de la spéculation immobilière. Après le boulot, ils/elles ne rentrent pas... mais dorment dehors parce qu'ils/elles ont été expulsé-e-s de chez elles/eux, en plein hiver.

Voilà une infime partie de la réalité que nous connaissons toutes et tous.

La crise? Quelle crise ?

Le capitalisme est un système dédié à l'enrichissement d'une minorité sur le travail de la majorité de la population. La crise que nous connaissons n'est que l'accélération de l'accaparement des richesses par les capitalistes. C'est pour sauver ce système injuste que les Etats ont depensé des sommes folles lors de la dernière panique financière, en remettant les banques à flot. Les mêmes banques qui augmentent désormais les taux d'intérêts pour les emprunts des Etats. Il en résulte une facture salée - l'augmentation de la dette publique dont on parle tant - que les classes dirigeantes veulent à tout prix faire payer par la masse des travailleuses et des travailleurs, à travers des plans d'austérité dans tous les pays d'Europe.

Leurs réponses...

En France, pour le moment, les politiques d'austérité sont moins violentes qu'en Grèce, en Irlande, en Grande Bretagne, ou même qu'en Espagne. Mais sans nous mobiliser, nous continuerons de payer la crise pour elles/eux pendant des années. Comme le montrent les premières mesures (recul de l'âge de la retraite, hausse des taxes inégalitaires, plans Fillon...), les premiers et les premières à trinquer seront les plus pauvres, et en particulier les femmes (qui sont déjà moins payées et plus précaires, en général) et celles et ceux d'entre nous qui n'ont pas le faciès ou le nom assez blanc pour nos dirigeant.e.s (comme en témoignent ces derniers jours les morts de Wissam à Clermont-Ferrand et d'Abdel à Aulnay). En bref, ils répondront à la crise avec les mêmes politiques que celles qu'ils menaient jusque là :
antisociale, sécuritaire, raciste et sexiste !
Le PS ne propose pas mieux, qui veut "allier effort et croissance" pour sauver le système capitaliste. Efforts de qui ? Croissance pour qui ? Au contraire, nous disons que les efforts, nous devons les faire pour sortir du capitalisme et instaurer l'égalité économique et sociale, pas pour renforcer les privilèges de la bourgeoisie !

... et la nôtre !

Pour cela, nous ne pouvons faire confiance à aucun.e des politicien.ne.s, qui cherchent à canaliser notre rage dans les urnes pour accéder au pouvoir. Comme en Tunisie et en Egypte, la révolution est la seule sortie de crise qui peut nous apporter quelque chose... et c'est possible ! En Europe aussi, les Islandais.es ont viré deux gouvernements successifs qui voulaient faire payer la dette aux travailleuses et aux travailleurs.
En Espagne aussi, les idées de révolution sociale gagnent du terrain : des assemblées populaires s'organisent dans certains quartiers pour empêcher les expulsions des habitants qui ne peuvent plus payer leur loyer. Ces assemblées populaires servent de lieu pour fédérer l'entraide et organiser la riposte collective contre les attaques des propriétaires, des banques, des juges, des politiciens, des patrons et du gouvernement. Partageons les richesses, pas la misère !

Partageons les richesses, pas la misère !

 

Encadré : "notre anarchisme : notre projet et nos pratiques"

Plus nombreu-x-ses et mieux organisé-e-s nous serons, plus nous pourrons faire face aux attaques des capitalistes. C'est pourquoi nous cherchons à nous organiser avec le plus grand nombre sur la base de la solidarité de classe, pour s'entraider et lutter ensemble. Ainsi, nous nous investissons dans des collectifs de lutte (contre les expulsions locatives, pour la gratuité des transports...) et préconisons l'organisation et l'action directe collective (les grèves des loyers et des factures comme en Grèce, les squatts, les mutuelles de fraudeurs et de fraudeuses dans les transports etc...). Dans les luttes où nous sommes, nous nous battons contre le racisme, le sexisme et l'autoritarisme parce que les luttes d'aujourd'hui préfigurent la société de demain.
Nous voulons une société débarassée de toute domination et de tout pouvoir hiérarchique, qu'il soit basé sur la classe, le sexe ou la race. Pour cela, nous défendons l'organisation de la société sur la satisfaction des besoins de la population et non sur la recherche du profit. Nous pronons la propriété commune des moyens de production et de distribution (usines, champs, entreprises, transports...), leur gestion directe par les travailleuses et les travailleurs fédéréEs sur une base territoriale et industrielle. C'est ce projet que nous appelons "communisme libertaire" .

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