lun 26 avril 2010

Tract pour le 1er Mai 2010

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A l’origine, en 1886. Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs américains d’obtenir la journée de huit heures. Mais d’autres, moins chanceux, au nombre d’environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder. Le 3 mai, en réponse à la répression policière qui avait sévi quelques mois plus tôt, les ouvriers anarchistes de la ville organisent une manifestation. Elle se solde par la mort de trois ouvriers parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit.

À la suite de cette explosion, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort, quatre - August SPIES, Albert PARSONS, George ENGEL et Adolph FISCHER - seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou Vendredi noir) malgré l’inexistence de preuves. Le dernier - Louis LINGG - est retrouvé « suicidé » dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité et graciés au bout de six années de prison ou de pénitencier - Michael SCHWAB, Oscar NEEBE et Samuel FIELDEN…

Depuis lors le 1er Mai a connu bien des vicissitudes : du 1er Mai ensanglanté de Fourmies en 1891 ... aux grandes messes et parades de chars d’assaut de l’ex-« Union soviétique » ... en passant par les « rassemblements unitaires » de 1936-1937 qui menèrent la révolte ouvrière dans l’impasse politicienne ... les manifestations férocement réprimées à Barcelone par les sbires à Franco ... à Santiago par les tortionnaires à Pinochet ... à Ankara par la soldatesque fascisante ... à Varsovie par les bureaucrates « communistes » ... à Tien an Men par les chars « rouges » de l’armée du même nom, rouges du sang des ouvriers ... En 1988 , Le Pen ne décidait-il pas de fêter « la Sainte pucelle » une semaine plus tôt ? Depuis, la provocation a fait son lit car les fachos défilent impunément dans les rues de la capitale ... Mais, après tout, en 1941, un vieillard sénile nommé Pétain et se prénommant Philippe, avait bien découvert que sa fête tombait ce jour là. Il fit de cette journée de contestation du capital et de l’arbitraire étatique une fête du Travail agrémentée de muguets.

La suite du tract (format .pdf)

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