mer 9 mars 2016

RETRAIT DU PROJET DE LOI EL KHOMRI !

RETRAIT DU PROJET DE LOI EL KHOMRI !

 

Depuis l'annonce de la loi El Khomri, une partie de la société est de se soulever pour dire stop à cette énième mesure ultra-libérale. Bien au-delà des organisations syndicales, des assemblées générales ont fleuri touchant à la fois certains secteurs professionnels déjà durement touchés par la dégradation des conditions de travail, mais aussi la jeunesse, et plus largement toutes celles et ceux qui veulent faire du 9 mars, un point de départ à un mouvement plus ample de contestation d'un système prêt à tout pour servir les intérêts des plus riches.

Le but du gouvernement, à l'image de l'ensemble des dernières réformes (ANI en 2013, lois Sapin, Macron, et Rebsamen) et rapports publiés (rapports Combrexelle, Mettling, Badinter) est de détruire toutes les conquêtes sociales pour donner tout pouvoir aux patrons.
Face à la mobilisation en cours, l’État va nous faire croire comme à chaque fois que des négociations sont possibles, que le pire peut être évité en enlevant les mesures les plus contestées pour finalement faire passer la plus grande partie du programme.A travers ce texte comme dans les précédentes lois en matière d'emploi se poursuivent les mêmes objectifs : faire sauter les limites légales de durée maximale de travail, faciliter encore les licenciements, payer toujours moins les salarié-e-s, depuis longtemps réduits à une simple variable d'ajustement du système capitaliste, réduire à néant les moyens déjà très faibles de défense des salarié-e-s. Cette casse du code du travail se couple avec le soutien affiché du gouvernement envers le patronat à l'occasion des négociations sur la nouvelle convention Unédic qui viennent de débuter, pour faire baisser encore un peu plus la durée et le montant des indemnités d'assurance chômage.

La réalité pour des millions de personnes, c'est que nos conditions de vie se précarisent quels que soient les gouvernements en place. Les lignes politiques gauche/droite n'en sont qu'une seule qui cherche à nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre choix. Parallèlement aux régressions sociales, les gouvernements se dotent d'outils sécuritaires toujours plus liberticides, visant à museler et criminaliser toute contestation : la loi sur la surveillance de cet été 2015, la constitutionnalisation de l'état d'urgence et la nouvelle réforme de droit de pénal en train d'être votées en font partie, et doivent être combattues dans ce sens !

De changement, il n'y en aura aucun de significatif tant que nous ne serons pas persuadé-e-s que nous pouvons changer les choses à différents niveaux.


 

Face à ces attaques, une large partie des salarié-e-s, précaires, chômeurs-euses, syndicalistes, réagissent. Une pétition contre le projet de loi a déjà recueilli plus de 1 000000 de signatures, et ce chiffre est en constante augmentation. Pour faire véritablement reculer le gouvernement, ce mouvement de contestation doit s'affirmer sur les lieux de travail (dans le privé comme dans le public), de formation (lycées, université, etc.), et dans la rue. Nous appelons à construire une mobilisation forte et déterminée, pour montrer que nous sommes prêt-e-s à lutter pour nos conditions de vie et de travail, que nous n'accepterons plus les régressions sociales qui s'empilent au profit des plus riches ! Nous devons avoir comme mot d'ordre le retrait de cette loi pour ne pas laisser aux bureaucraties syndicales la possibilité de négocier la régression sociale.

 

Ainsi, rejoignons toutes les initiatives de grève et de lutte qui s'organisent et œuvrons pour la convergence de nos forces jusqu'au retrait du projet de loi !


 

Il faut participer à la journée du 9 mars, aux Assemblées Générales pour faire converger des luttes déjà en cours, s'informer sur ce qui se passe dans des les différents secteurs professionnels , dans des pans de la société qui, salariés ou non, ont des visions à partager sur ce qu'ils/elles vivent.


 

Au-delà du refus de cette réforme, on peut aussi questionner la valeur travail et sa répartition, le système économique capitaliste et ses menaces d'effondrement permanentes, le rôle de l'État qui n'est pas un instrument neutre mais toujours du côté des possédant-e-s,questionner la fermeture des frontières : pourquoi laisser crever les gens qui n'ont plus rien loin d'ici en faisant croire que financièrement, l'hospitalité est impossible ? questionner nos libertés réduites à chaque nouvelle loi sécuritaire au nom de la lutte contre le terrorisme ou la délinquance pour contrôler et mâter plus facilement d'éventuelles contestations. Comment trouver des espaces collectifs de construction et de mise en œuvre d'un modèle sociétal vivable et émancipateur, basé sur l'égalité économique et sociale et non plus sur l'exploitation de la majorité au profit d'une minorité  ?

 
le groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

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