sam 16 mai 2009

Votez bien... Votez la grève générale !

Un contexte de crise instrumentalisé.


Depuis plu­sieurs mois nous tra­ver­sons une crise économique mon­diale sans pré­cé­dents. Des mil­liers de per­son­nes se sont retrou­vées sur le car­reau alors que les ban­ques et les grands patrons qui se lamen­taient de la baisse de leurs chif­fres d’affai­res (qui attei­gnaient pour­tant des som­mes astro­no­mi­ques) rece­vaient des mil­liards de la part de l’État. Ceci est le pre­mier hold up lié à la crise.

La vio­lence de la situa­tion à poussé les sala­riéEs à se mobi­li­ser et les grè­ves loca­les, mas­si­ves et diver­ses actions ont prouvé le ras le bol géné­ral. Les direc­tions des gran­des cen­tra­les syn­di­ca­les ont pour­tant tout fait pour conte­nir la révolte popu­laire qui menait natu­rel­le­ment à la grève géné­rale reconduc­ti­ble à court terme comme l’ont fait nos cama­ra­des antillais vic­to­rieux en début d’année. Plutôt que de sou­te­nir les ini­tia­ti­ves de conver­gen­ces des lut­tes (comme à Valenciennes), les direc­tions syn­di­ca­les ont pré­féré les étouffer pour être sûre d’en gar­der le contrôle et ont donc trahi les sala­riéEs licen­ciéEs (Cf : Chez Caterpillar, les accords du patro­nat on été signés contre l’avis de la base qui a du faire un rap­pel à l’ordre) . Ceci est le deuxième hold up.

Enfin, voyant que les cen­tra­les syn­di­ca­les blo­quaient le néces­saire mou­ve­ment de grève géné­rale pour la défense de nos emplois, de notre sys­tème social et de santé, de nos ser­vi­ces publics... les par­tis poli­ti­ques aidés par les stra­té­gies syn­di­ca­les ten­tent de récu­pé­rer le mou­ve­ment à leur compte et pol­luent les mani­fes­ta­tions de tracts appe­lant à voter pour un tel ou un tel en juin. Leur démar­che est claire : plu­tôt que de pous­ser à la mobi­li­sa­tion dans la rue, ils dif­fu­sent l’idée que ce sont les élections euro­péen­nes qui nous sau­ve­ront et donc qu’il est inu­tile de se mobi­li­ser main­te­nant !

Des élections pièges (à...)


Peu d’entre nous sont dupes, les « mobi­li­sa­tions » électorales sur l’Europe ne ser­vent pas à grand chose sinon rien : rap­pe­lons nous le réfé­ren­dum sur la cons­ti­tu­tion ! La consul­ta­tion était pure­ment déma­go­gi­que car pas prise en compte (Non fran­çais et irlan­dais). Encore une fois les par­tis ten­tent de nous enfu­mer en créant un enjeu natio­nal : voter aux euro­péen­nes per­met­trait de se posi­tion­ner pour ou contre Sarkozy ! On mar­che sur la tête ! Les par­tis de gau­che (et extrême) veu­lent nous faire croire qu’une autre Europe est pos­si­ble (en votant pour eux bien sûr !) dans ce sys­tème. L’Europe et ses ins­ti­tu­tions tel­les qu’elles se sont cons­trui­tes ont tou­jours servi le même sys­tème capi­ta­liste qui a créé la crise.

Nos acquis sociaux ont toujours été obtenus par la lutte !


Les solu­tions effi­ca­ces ne pas­sent évidemment pas par les urnes. Ce n’est pas en don­nant notre liberté de déci­sion à des pro­fi­teur­sES en cra­va­tes (ou tailleurs) que nous nous ferons enten­dre. Ce n’est pas en atten­dant que ceux-ci nous jet­tent des miet­tes et s’expri­ment à notre place que nous impo­se­rons un rap­port de force face à l’Etat et au patro­nat. Comme en Italie (casse du ser­vice public d’éducation) et en Grèce (révol­tes et grè­ves contre l’Etat poli­cier et les lois du patro­nat) c’est en nous mobi­li­sant que nous nous ferons enten­dre. Construisons cette grève géné­rale reconduc­ti­ble, blo­quons le pays et son économie s’il le faut et gérons nous mêmes nos lut­tes et nos vies. Face à la « démo­cra­tie » repré­sen­ta­tive qui ne fait qu’entre­te­nir ce sys­tème iné­ga­li­taire et sécu­ri­taire,met­tons en place l’auto­ges­tion de nos com­bats pour aller vers la ges­tion directe de nos usi­nes, nos bureaux, nos écoles, nos ser­vi­ces publics... de notre Europe.
Dès main­te­nant envoyons un signal clair :

Abstention ! Grève générale !


Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs de la Coordination des Groupes Anarchistes.

contacts : 1grou­pea­nar­lille no-log.org
lille.cyber­ta­ria.org/gdale