mer 29 avril 2009

La fête des travailleurs, c'est la grève générale !

Le 29 janvier et 19 mars, nous étions des millions à être en grève contre le chômage de masse, le démantèlement des services publics et une répartition des richesses toujours plus inégalitaire. Car depuis trois décennies nous subissons les attaques répétées d’un pouvoir toujours plus arrogant.
On demande pourtant à des millions de salariéEs, précaires, chômeurs/ses, de se serrer encore un peu plus la ceinture. Les capitalistes de la finance ou de l’industrie orchestrent ce gigantesque hold up. Sous nos yeux, sans complexe comme ils disent, ils font main basse sur les caisses de l’État qui une fois de plus seront renflouées par les travailleursSES.
L’étendue du désastre est déjà énorme pour de nombreux salariéEs. Comme dans l’automobile et le bâtiment où les patronNEs licencient, décident la baisse des salaires, délocalisent ou menacent de le faire pour produire à moindre coût.
Pendant ce temps les dirigeantEs de l’État font de sordides économies dans les hôpitaux, dans l’éducation et dans l’ensemble des services publics, derniers remparts à la misère sociale.

Face au fatalisme: prenons les choses en main !

Comme en Guadeloupe, nous pouvons imposer nos revendications et cesser de subir les attaques de l'Etat et du patronat. Toutes les semaines nous apprenons que des salariéEs sont condamnéEs par leur patronNEs. Pourtant, certainEs décident de dire STOP ! Les grèves, « séquestrations », « saccages » et autres actions témoignent d'une nécessaire radicalisation des luttes qui a été imposée par la violence de la crise et de ses responsables.
Le comportement des directions des grandes centrales syndicales est également inadmissible : au lieu de renforcer le rapport de force instauré par les deux dernières journées de grève interprofessionnelle, ils sabotent le mouvement et essayent de le canaliser en organisant des mobilisations tous les deux mois. Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas attendre, avec tous les partis de gauche que la solution nous tombe des urnes avec les élections européennes qui pointent leur nez ! Refusons cette stratégie stupide. Imposons, depuis la base une vraie dynamique.


GRÈVE générale, BLOQUONS LA MACHINE !

Une grève générale en métropole, où sont implantés les sièges sociaux et les principaux sites de production, pèserait lourdement sur les intérêts du patronat. Comme a su le faire la population de Guadeloupe, il faut désormais évoquer la grève générale reconductible comme une perspective immédiate, à portée de main. Portons ce mot d’ordre, là où nous travaillons, là où nous vivons !
Les bureaucraties syndicales métropolitaines empêtrées dans leurs querelles de chapelles et dans la cogestion ne font rien pour développer une lutte massive et interprofessionnelle. Elles préféreront capituler une fois de plus que de perdre le contrôle des luttes de salariéEs.
Nous devons nous organiser à la base, partout où c’est possible, soutenir les initiatives déjà lancées et en faire des actions interprofessionnelles pour construire un rapport de force durable,
tisser des liens entre les secteurs mobilisés, tenter d’élargir et de fédérer des luttes qui partout ne demandent qu’à prendre forme. Nous devons aussi véritablement bloquer les transports et la production.
C’est ainsi que nous obtiendrons des améliorations des conditions salariales et qu’au-delà nous abolirons un rapport social basé sur l’exploitation des travailleurSES.
Laissons les patrons s'en aller et reprenons les entreprises ! C’est en prenant nos affaires en main et en autogérant 1a production que nous satisferons les besoins sociaux.
Que ce soit à l’intérieur de collectifs autonomes ou au sein d’assemblées générales, nous pouvons commencer à construire aujourd’hui les bases d’un mouvement social émancipateur.