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Le gouvernement poursuit les politiques racistes de l'état en matière d'immigration. De la création d'un ministère de l'identité nationale à la chasse aux sans-papiers, de la politique utilitariste des quotas en passant par le fichage ADN des migrants, les mesures liberticides se multiplient.

Malgré la répression, les luttes de sans-papiers et de soutiens aux immigrés restent importantes un peu partout en France. Les résistances à ces politiques prennent de nombreuses formes: mouvements dans les centres de rétention, grèves de travailleurs sans-papiers, mouvement dans les écoles, grèves de la faim etc...

Après la réussite de la journée nationale du 20 novembre, Unis Contre une Immigration Jetable appelle a une journée de mobilisation nationale le 5 avril.

En plus des...

Sans être des fanatiques des anniversaires, nous avons, nous aussi, des repères historiques qui s’imposent de fait.

En ce premier janvier 2008 comment ne pas avoir une pensée émue pour un certain premier janvier 1968. En effet, 4 mois plus tard, des dizaines de milliers de jeunes (et de moins jeunes) enfantèrent une révolte des mentalités et des comportements qui mit, durant quelques semaines, le vieux monde cul pardessus tête…

Déjà, à cette époque, nous avions dû regretter le « manque de conviction et d’engagement » des organisations syndicales « représentatives » et la faculté jamais démentie des partis et organisations (dits d’opposition) d’abandonner le terrain des luttes dès que les sirènes électoralistes se font entendre…

Qu’en est-il aujourd’hui ? Apparemment rien n’a changé ! Ou...

Le mouvement social de l’automne 2007 intervient après des années marquées par des mobilisations très sectorisées et défensives. Le dernier mouvement qui avait mobilisé les services publics, notamment l’Education Nationale, en 2003 s’est soldé par un échec qui a laissé un goût amer à beaucoup de gens. Les journées de grève isolées, qui ne permettent pas d’établir un rapport de force, génèrent de plus en plus de lassitude.

En 2005, les révoltes violentes des banlieues ont témoigné d’un malaise social qui déborde. Finalement, le mouvement étudiant de 2006 contre le CPE a permis de voir une mobilisation finir par au moins un acquis, le retrait du CPE, tout en laissant la problématique de la précarisation des contrats de travail intacte.

 

Depuis plus de vingt ans, les acquis sociaux, obtenus après-guerre grâce à la lutte, reculent progressivement sous le coup des politiques...

Mouvement autonome et mise à l’écart de l’UNEF

Démarré fin octobre 2007, le mouvement étudiant contre la LRU (loi Pécresse) a duré, sur certaines facs, jusqu’aux vacances de fin d’année.

Ce mouvement, bien que n’ayant pas obtenu le retrait de la loi, recouvre plusieurs caractéristiques qui témoignent d’un renouveau réel au sein des luttes sociales dans les universités.

D’emblée, le mouvement débuté à l’université de Rouen (en octobre) a affiché son autonomie. L’UNEF, principal syndicat étudiant et « partenaire social » privilégié du gouvernement, s’était vanté, au sortir de l’été, d’avoir négocié la loi au mieux. Une nouvelle loi libérale, une de plus, qui livrait les facs aux patrons.

En...

La contestation et la grève demeurent aujourd’hui encore des moyens de lutte reconnus et légaux, même si certains désireraient les voir privés de tout contenu, sinon totalement abolis…

La lutte contre la LRU et les divers mouvements d’occupation, un peu partout dans les l’hexagone, et notamment à Perpignan, ont montré une grande détermination et le plus souvent une grande maturité.

Les adversaires de cette lutte, et ils sont nombreux, ont montré tout au long du conflit le peu de cas qu’ils font d’une simple attitude « démocratique », eux qui ne se privent jamais de parler au nom de cette même « démocratie »…

Une importante partie de la communauté «universitaire», sur Perpignan notamment, a joué le pourrissement du conflit quasiment dès son origine…...

Les élections municipales non plus ne changent pas la vie

Le suffrage universel est devenu, au fil des années, le rite qui consacre l'illusion du choix et du pouvoir démocratique alors qu'en réalité il entérine et pérennise le pouvoir des dominants.

La participation électorale repose sur la croyance que la couleur politique des élus peut jouer dans le sens de notre émancipation, dans l'amélioration de nos conditions de vie. Mais la politique n’est pas une question d’intention ou d’honnêteté, de discours plus ou moins radicaux. La couleur politique des gestionnaires des intérêts capitalistes a peu d’importance dès lors que ces intérêts fondamentaux ne sont pas remis en cause. Ils ne peuvent l’être de toute façon dans le cadre de l'État : cette institution n’a rien de neutre, elle est l’instrument de pouvoir au service...

De quoi s'agit-il? L'augmentation du nombre de salariés retraités par rapport aux salariés actifs rendrait impossible le financement des retraites sur les bases actuelles, entendons le système dit « par répartition ». Posons un regard critique sur la façon dont nos dirigeants envisagent de « résoudre ce problème » et non de « prendre en compte cette demande de financement du système de sécurité sociale ». Le choix des mots prend ici toute son importance!

 

Quelques données socio-économiques. Entre 1980 et 2000, la productivité des salariés français a été multipliée par 3. En conséquence, un salarié et 2 retraités produisent autant en 2007 que 3 salariés en 1980! Le système de retraite par répartition pourrait donc supporter un ratio retraités/salariés trois fois plus élevé en 2007 qu'en 1980...

La régression sociale entamée depuis plus de 25 ans semble aujourd'hui avoir atteint son rythme de croisière. Si rien ne vient la troubler, 150 ans de conquêtes sociales arrachées de hautes luttes seront bientôt réduites à peu de choses. Plus de 150 ans de combats sociaux pour faire reculer les injustices, les inégalités et finalement sauver une part considérable de la population des griffes les plus acérées de la sauvagerie capitaliste. Congés payés, retraites par répartition, sécurité sociale, IVG, contraception et services publics en général, bien qu'encore imparfaits, sont tout simplement menacés d'extinction totale.

 

Nous sommes actuellement engagés dans une course folle vers un capitalisme sauvage qui va faire exploser les inégalités économiques et sociales. Or, comme à chaque période similaire de l'histoire, il est évident que ces inégalités vont provoquer une intensification de...

Travailler « en échange » d'un salaire, nous sommes nombreux et nombreuses à devoir le faire (à l'exception des travailleurs-ses indépendant-e-s que l'idéologie libérale amalgame trompeusement aux patrons). L'idéologie dominante nous présente notre situation comme un « échange » équitable, en bonne et du forme. Ceux et celles qui détiennent le capital, paient ceux et celles qui ne le détiennent pas et vendent leur force de travail pour vivre. En réalité, cette situation n'a rien d'un choix, elle nous est imposé par le système capitaliste et l'Etat, et nous est rappelé au besoin par la contrainte.

Cette description de l'ordre économique qui s'impose à nous repose sur un mythe : celui d'une égalité théorique entre les deux parties « contractantes », le patron (et le cas échéant les actionnaires qu'il représente) d'un côté, le travailleur ou la travailleuse salarié-e de l'autre. Entre les deux le « ...

L'immigration ou plutôt les mouvements de circulation des populations sont d'abord liés aux inégalités de conditions de vie entre différents pays. Nous n'oublions pas que quitter l'endroit où l'on vit (et donc ses amis, sa famille...) n'est jamais un choix évident et est d'abord motivé par des persécutions ou des conditions d'existence de l'ordre de la survie.

En France, les politiques en matière d'immigration ont toujours répondu à des logiques économiques précises. En effet, si on retrace les grandes vagues d'immigration en France, on peut les superposer à des besoins historiques de travailleurs sous payés pour faire les « sales boulots ». L'État a toujours considéré les personnes dites étrangères comme une population utilisable et exploitable sans se préoccuper de leurs souhaits ou de leurs bien-être. Les inégalités liées à la nationalité commencent bien là puisqu'une différence a toujours été faite entre les français et les non-français...