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Le dernier truc à la mode en ce moment c'est la taxe carbone : elle sera verte bien entendu et tout le monde devra mettre la main à la poche. Des photographes et des réalisateurs d'émissions vertes se relaient pour nous expliquer que nous sommes tous responsables et qu'il n'est pas question d'y couper. A nous les discours culpabilisants et moralisateurs, aux industriels de l'énergie les bénéfices du « Green Business » ! Les militants de l'UMP ne s'y sont pas trompés et c'est à qui portera le plus haut son écharpe ou son Tshirt vert tendre, c'est plus chic !

Non, non et non ce numéro de rentrée d'Infos & Analyses Libertaires ne vous infligera aucune ligne au sujet du virus H1N1 et de la pandémie qui fait la une des journaux télévisés et de la presse écrite.

Alors que l'on nous annonce l'augmentation du forfait hospitalier et l'arrivée prochaine de la taxe pour nous punir d'avoir dégradé la planète, nous avons fait le choix de traiter d'autres sujets....

Depuis l'éclatement de la dernière bulle boursière, les industriels déroulent toutes sortes de plans avec pour seul objectif celui de maintenir la profitabilité de leurs entreprises. La « crise » est arrivée à point nommé pour leur permettre de justifier la continuation et l'aggravation de politiques mises en oeuvre depuis plusieurs années. Depuis une dizaine d'années en effet les cibles de bénéfices nets après impôts se conjuguent à deux chiffres : 10 % de bénéf sinon il faut tailler dans le lard !

Délocalisations, multilocalisations, concentrations, fusions, fermetures de sites vont bon train pour satisfaire la voracité des « actionnaires ».

En France la mise en œuvre de la semaine de 35 heures a déjà été le prétexte de gains colossaux de productivité, au mépris la plupart du temps de la santé physique et mentale des salarié-es. Les cadences infernales, la pression du résultat sont devenus ou redevenus...

L'État est par essence répressif et totalitaire ; Il cherche d'une part à assurer un contrôle et d'autre part à détruire ce qu'il ne peut contrôler. Cependant dans les démocraties occidentales, sans pour autant laisser cette pratique de côté, l'État a mis en place des moyens différents de la répression brutale pour maintenir le statu quo.


Une double dynamique a permis de dessiner les contours du masque démocratique ou de légitimer des pratiques répressives et totalitaires. Il y a d'abord eu la volonté de certains cercles...

Dans le contexte de « crise économique » mondiale, la classe dirigeante cherche toujours à préserver ses intérêts et à s'enrichir, en pratiquant sa politique d'appauvrissement de la majorité de la population et d’aide à la classe capitaliste.
On observe, en effet, d'un côté, attaques contre la sécurité sociale (retraites, maladie, assurance chômage), précarisation, flicage et radiation des chômeurs, et de l'autre, prêts, bonus, exonération de cotisations. Ainsi les conditions d'existence se dégradent pour la majorité de la population, et très fortement pour les classes populaires, et il devient évident que l’État sert les intérêts des riches. Face à la « crise sociale », les luttes telles les grèves ouvrières, les occupations d'entreprises, les grèves de travailleurs du secteur public se multiplient. Parallèlement le feu des révoltes populaires reste vif.
Les commentateurs (journalistes ou philosophes de gouvernement) qui avaient enterré à...

Ce mercredi 12 août, en plein creux estival, le tribunal de Perpignan rendait son délibéré dans l'affaire Yann et Pierre. Plus d'une centaine de personnes sont venues accompagner nos camarades. Elles étaient plus de deux cents lors de leur comparution devant la cour du tribunal de Perpignan le 29 juin dernier. Plusieurs organisations locales et nationales soutenaient Yann et Pierre. Malgré cette mobilisation, nos camarades Yann et Pierre viennent d'être condamnés à 550 euros d'amende chacun (200 euros pour outrage à un professeur et 350 euros pour les frais de justice engagés par l'université de Perpignan, partie civile) et un mois de prison avec sursis pour refus de prélèvement ADN.

Dans un dossier vide, où il ne restait qu'une injure à un professeur anti-bloqueur, une photo saisie d'un slogan peint sur la route lors de la lutte anti-CPE, et le refus du prélèvement d'ADN, la volonté de la « justice » est claire : condamner Yann et Pierre pour leur...

Les élections européennes ont accouché d’une vague conservatrice et d’un net reflux social-démocrate…

 Le développement de l’abstention est apparu comme un choix politique, qui représente l’événement marquant du scrutin, avec un taux de 59 % en France.

Ce n’est pas tant d’un sentiment anti-européen qu’il s’est agi mais plutôt d’une indifférence, d’un éloignement à l’égard des institutions politiciennes et des discours creux qu’elles n’en finissent pas de véhiculer. C’est en même temps une remise en cause des critères « politiciens » ainsi que de la légitimité de l’ordre électoraliste établi.

L’abstention massive est en réalité la sanction que le peuple oppose aux choix totalement illusoires des « politiques proposées » d’une part, et d’autre part, à la désignation de parlementaires qui, malgré des discours différents en apparence, s’...

La lutte à l'université du Mirail a pris fin, sans que les étudiants en lutte le décident d'eux-mêmes. La présidence, dépassée du début à la fin, a eu recours à la police pour encadrer le retour à l'ordre par une reprise des cours ou « regroupements pédagogiques » et la planification d'évaluations. Cela montre à quel point le mouvement étudiant sur le Mirail était fort : la psychose concernant les examens et la sempiternelle menace de l'année blanche avaient été balayées par les grévistes, poussant la présidence dans ses retranchements. Les anti-grévistes n'ont  jamais pu établir un réel rapport de force avec les étudiants en lutte, ces derniers ayant fait preuve d'une grande détermination tout au long du mouvement. L'articulation entre revendications nationales et revendications locales a également permis d'éviter l'essoufflement, alors que le Mirail restait seul en lutte.
Cette lutte a aussi montré à quel point les étudiants grévistes ont eu de la ressource : décidés à...

Les luttes autour des grands groupes industriels qui licencient ont été largement médiatisées du fait des actions de séquestration de patrons ou de cadres. Elles occupent aujourd'hui une place centrale dans les conflits sociaux, car elles sont emblématiques de la crise du capitalisme. Ces  licenciements incarnent parfaitement le développement du chômage de masse avec plus de 600 000 chômeurs supplémentaires prévus en France, pour un total de 20 millions en Europe et de 249 millions à l'échelle de la planète. Mais ces luttes montrent aussi les pratiques du capital qui continue ses restructurations pendant la crise, avec pour objectif une rentabilité toujours plus forte, montrant ainsi la violence des rapports exploités/exploitants. Pour tout cela, les ouvriers licenciés représentent aujourd'hui le symbole de la résistance et du combat au même titre que la grève générale en Guadeloupe il y a quelques mois. En l'absence d'une riposte sociale d'ensemble au niveau...

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »

Est-ce mettre des frontières que de décliner cette réalité dans différentes langues ? Certainement non, à condition  de préciser que la pratique de langues différentes tout autant que les manifestations et créations culturelles différentes pour autant qu’elles peuvent être partagées ne représentent que des « frontières » pour la communication. A aucun moment, elles ne peuvent être assimilées à l’amorce d’oppositions, de désaccords et encore moins de conflits.
Il en va tout autrement des frontières «limites», celles qui bornent les Etats. Elles supposent une souveraineté « nationale ». A contrario des frontières «naturelles» (ou géographiques)  qui n’opposent aux individus qu’une gêne empreinte de neutralité, les frontières étatiques et/ou nationales se vivent comme des garde...