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Il y a 40 ans, le 12 décembre 1969, quatre bombes explosent dans l’Italie. La plus meurtrière d’entre-elles explosa dans la Banque nationale de l’agriculture située sur la Piazza Fontana de Milan et fera 16 morts et une centaine de blessés.

 

Les attentats, c’est la faute aux anarchistes

Cet attentat fait suite à une longue série d’attentats dont les plus importants sont ceux du 25 avril et du 9 août 1969, respectivement vingt et huit blessés légers. L’enquête conduite par le le commissaire Calabresi - chargé des questions politiques de Milan - se porte sur les milieux anarchistes. Dans la nuit du 15 au 16 décembre, le camarade cheminot Guiseppe Pinelli "tomba" du quatrième étage lors de son interrogatoire et succomba rapidement à ses blessures.

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Un enjeu pour le pouvoir et le capital

La privatisation de La Poste est sur l'agenda des élites politiques et économiques depuis de nombreuses années. La volonté de livrer ces activités aux appétits capitalistes a été amorcée en France dès 1991 avec la séparation des activités postales et de télécommunications, en créant deux entreprises publiques distinctes. Construite sur 20 ans, la manoeuvre de l'Etat a été conduite sur tout les fronts pour créer les conditions préalables à une privatisation : nouveau statut, nouveaux personnels, nouveau marché.  Après un léger report en 2008 pour cause de crise et de mouvement social, le projet de loi a été présenté et voté à l'automne par le pouvoir et La Poste deviendra une Société Anonyme le 1er mars 2010. Il ne restera plus qu'à l'introduire en bourse et l'ouvrir à l'actionnariat privé. Finalement cela n'aura pas crée plus de difficultés au gouvernement...

En temps de crise, les gouvernements ont tendance à laisser tomber le « politiquement correct » pour ouvrir les vannes au discours nationaliste. En effet, on ne compte plus les « dérapages » des politicien-ne-s à ce sujet, depuis les «auvergnats basanés » d’Hortefeux, jusqu’au contrôle d’origine d’un militant UMP par Chirac. Quand, devant les radios, un maire UMP1 se lâche et affirme qu'il y a trop d'immigrés « payés à rien foutre » et « pense qu'il est temps que l'on réagisse, parce que l'on va se faire bouffer ! », le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale2 affirme son soutien :«On va libérer la parole. Point. Et moi j'estime que ces sujets, c'est parce qu'on n'en a pas parlé pendant trop longtemps.» . Derrière ces discours, se dresse un racisme contrôlé et mesuré par l'État.

L'Etat met en place le contrôle pour le banaliser à tous les niveaux de l’...

Grâce aux aides concédées par les Etats et aux sacrifices imposés aux salarié-es, les banques et les grandes entreprises ont dans le pire des cas maintenu leurs résultats et assez souvent l’ont même amélioré. Etats, banquiers et patrons ont de quoi se réjouir : la crise financière leur a donné l’occasion de vidanger les stocks de marchandises et de main d’œuvre et de tailler encore plus de brèches dans un droit du travail de plus en plus malmené.

Les salarié-es qui commençaient à réclamer leur part des profits colossaux accumulés par des actionnaires toujours plus voraces viennent de prendre un fameux coup de bambou. La « Crise » a été le prétexte pour calmer les ardeurs des gagne-petits. Et quand les coups de bambou ne suffisent pas ce sont les coups de matraque qui s’abattent sur les récalcitrants.

Chez Freescale à Toulouse, après 5 semaines de grève pour obtenir l’ouverture de négociations sur...

Chaque année où des mouvements sociaux se déclenchent, les syndicats alternatifs nous ressortent de leur tiroir leur rengaine sur la convergence des luttes. L’idée en soit serait même plutôt séduisante, si elle n’était pas à la fois incantatoire et dénuée de substance.

Il s’agit ici de faire une critique constructive de cette démarche, souvent impulsée par des syndicats dits « de lutte » qui vise si on en croit leurs porte-drapeau à faire se regrouper des luttes afin d’être « plus nombreux, donc plus forts face aux gouvernements ». La convergence des luttes se borne à cet égard  souvent à tenter de faire juxtaposer des luttes à caractère corporatiste dans l’espoir qu’une multiplication des fronts soit porteuse de victoires sociales. Sans caricaturer non plus ces organisations en leur prêtant une analyse indigente, nous ne pouvons que mettre en exergue les limites du « tous ensemble » comme une volonté unitaire nivelée par le compromis, vide de sens révolutionnaire, à...

Si les attaques actuelles contre la Sécurité Sociale sont inacceptables et sont avant tout ciblées contre les classes populaires, pour nous, anarchistes, anticapitalistes et antiétatiques il est évident qu'il faut combattre ces attaques mais avec une critique du système actuel. Pour cela il nous faut faire un petit saut dans le temps afin de comprendre pourquoi la sécurité sociale est primordiale dans une société dite développée mais qu'on ne peut se contenter de cet organisme officialisé en 1945.

Pour les défenseurs de la sécu, le principal argument repose sur le fait qu'elle est un héritage du CNR et qu'elle représente un acquis social incomparable. Pourtant, le système de protection sociale date de bien avant l'après guerre et l'Etat et le patronat l'ont toujours « confisqué » afin de le contrôler. Lorsque la première république vote la loi Le...

Les attaques actuelles sont avant tout ciblées contre les classes populaires. Pour nous, il est évident qu'il faut combattre ces attaques mais avec une critique du système actuel. Pour cela il nous faut faire un petit saut dans le temps afin de comprendre pourquoi la défense de la sécurité sociale est primordiale mais qu'on ne peut se contenter de cet organisme officialisé en 1945.

Pour certains défenseurs de la sécu, le principal argument repose sur le fait qu'elle est un héritage du CNR et qu'elle représente un acquis social incomparable. Pourtant, le système de protection social date de bien avant l'après guerre et l'État et le patronat l'ont toujours « confisqué » afin de le contrôler. Lorsque la première république vote la loi Le Chapelier en 1791, l'objectif est de couper l'herbe sous le pied à toutes les formes d'organisations ouvrières autonomes comme par exemple la mutuelle des...

Le budget global de la sécurité sociale est d'environ 300 milliards d'euros par an et le déficit pour cette année est d'environ 22 milliards d'euros, soit « seulement » 7% ; celui de l'année 2010 est estimé à 30 milliards. Ce qui crée et creuse le déficit n'est pas tant l'augmentation des dépenses, mais plutôt la diminution des recettes.


En effet, les exonérations de cotisations sociales, à elles seules, représentent un manque à gagner de plus de 40 milliards d'euros. Ces multiples exonérations sont offertes aux patrons par le biais d'allégements fiscaux : baisse de la TVA dans la restauration (2,5 Milliards), suppression prévue de la taxe professionnelle (5 M), remboursements aux crédits d'impôts (2,5 M), soutien à l'investissement (4 M) et l'allègement des cotisations sociales (30 M). D'autre part, le déficit est causé aussi par la diminution de la masse salariale (...

Le Capitalisme et l’Etat sont deux frères siamois. Selon les périodes, l’Etat semble prendre l’ascendant sous une forme tutélaire (les années 30 en France) ou à d’autres moments il feint de s’effacer (depuis plus de 30 ans en France comme ailleurs) sous les coups de butoir du « néo-libéralisme ».

Il est convenu de retenir comme moment de grand basculement l’élection de Margaret Tatcher (son livre de chevet, c’est « La route de la servitude » du pape des libertariens, Hayek). Elle marquerait le triomphe de l’idéologie néo-libérale.

Amorcée dans les années 30, le modèle d’une économie mixte avec fort interventionnisme étatique (constitution d’un vaste secteur public grâce auquel l’Etat se fait entrepreneur) a pris son plein essor à la fin de la seconde guerre mondiale à tel point que les notions de Secteur Public (constitué par les...

La direction de La Poste et le gouvernement avaient annoncé au cours de l'été 2008 leur intention de privatiser le groupe La Poste avant l'ouverture totale à la concurrence du secteur en 2011.. Le moyen prévu pour y parvenir était semblable à celui utilisé par le passé pour d'autres entreprises publiques comme France Télécom ou EDF-GDF, à savoir la création d'une société en action avec capitaux publics afin de faire sauter le verrou du statut de l'entreprise. Une fois ce verrou débloqué, le reste peut suivre, cotation en bourse, introduction de capitaux privés, jusqu'à, comme avec GDF-Suez, la fusion permettant la création d'une nouvelle entreprise. Cependant la crise des subprimes aux états-Unis suivie de la crise financière mondiale à l'automne 2008 a refroidi un peu l'empressement à légiférer pour introduire les services postaux en bourse. Le projet a donc été mis en suspens, en attendant une situation économique plus favorable, et politiquement plus stable....