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Contre les frontières, contre le nationalisme

Notre opposition aux frontières et au nationalisme s'appuie sur plusieurs constats :

D'abord le rôle concret et réel que jouent les frontières, dans le dispositif du pouvoir actuel : fragmenter l'espace, délimiter les espaces de contrôle, empêcher la libre circulation des personnes, définir « l'autre », « l'étranger », et ainsi opposer, mettre en concurrence les travailleuses et les travailleurs, pour tenter de substituer à l'antagonisme de classe un antagonisme national. Les frontières sont la matérialisation de la domination d'un pouvoir sur un territoire, mais surtout, sur les êtres humains qui habitent ce territoire. Dans la période contemporaine, ce pouvoir exerçant le contrôle des corps et de la vie sociale sur un territoire, c'est l'État. La forme la plus commune d'État, celle qui est du moins considérée largement comme « légitime » selon l'idéologie dominante, c'est l'État nation, qui repose sur l...

Quand le 4 novembre 2007, les anarchistes biélorusses participèrent à une marche sociale organisée par l'opposition, ils entendirent apparaître sous un bloc distinct et dénoncèrent « L’Etat social (…) comme (un) l’esclavage humaniste »,

Apparurent alors quelques dizaines de nazis issus des « Loups blancs », chose extrêmement rare dans les manifestations de l’opposition.

Lorsque la Marche a débuté, les anarchistes n’ont pas hésité à se placer en tête de cortège avec comme slogan sur leur banderole: « L’Etat ne peut jamais être social ». Les slogans criés par les anarchistes comme « des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène, voilà les cadeaux du président pour les masses travailleuses » ainsi que « le pouvoir donne naissance à des parasites » contribuèrent à rendre les policiers nerveux. Ce fut le moment choisi par les néonazis pour attaquer à coups de barre...

La nouvelle formule d'I.A.L., notre journal, appelé aussi"Infos", pour sa 84ème livraison, devrait utilement venir égayer un paysage tristounet tout en vous fournissant le maximum d'articles, de brèves, d'analyses et de dossiers trempés dans l'encre du bon sens et, le plus possible, mâtinés de révolte.

Nous y abordons la rentrée sociale en insistant sur les enjeux importants qu'elle nous offre. Ainsi, il est possible d'envisager des luttes sur des fronts différents, avec comme perspective une vision à la fois unitaire et radicale afin d'envisager les véritables questions de fond : le changement de société en profondeur, seul susceptible de nous apporter un commencement de satisfaction et seul susceptible d'éviter les retours en arrière…

Luttes contre la fascisation galopante de la société, mouvement qui trouve son expression à la fois en...

L'année 2009-2010 aura été d'une grande morosité sociale. Après l'absence de perspectives données aux fortes mobilisations interprofessionnelles de janvier et mars 2009, une grande apathie s'est installée. Aucune mesure gouvernementale ou patronale, à l'exception des liquidations d'entreprises, n'a eu de réponse significative. Le début des mobilisations contre la réforme des retraites était bien timide face à l'enjeu. Pourtant, contre toute attente, la journée de grève et de manifestation du 24 juin a connu un succès important dans une période d'ordinaire peu propice à la mobilisation. On peut penser que toutes les frustrations sociales accumulées durant cette année finissent d'être intérioriser, pour enfin trouver une expression sur le terrain des luttes. C'est peut être une nouvelle période qui s'ouvre.

 

Des raisons pour un mouvement social important

La rentrée sera donc placée sous le signe de la...

Alors que les affres de l'affaire Bettencourt démontraient la collusion du gouvernement avec les grandes fortunes, quelques faits divers ont permis de détourner l'attention en montrant du doigt les parfaits boucs émissaires que sont les étranger-e-s. Rien de bien nouveau : le projet de loi Besson préparait déjà le terrain...

 

Eric Besson a présenté en Conseil des ministres fin mars son avant-projet de modification de la loi CESEDA (Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et Demandeurs d’Asile) qui suit la voie tracée par les innombrables modifications qu’a subi cette loi : plus de stigmatisation, plus de répression, moins de droits pour les étranger-e-s.

Si cette loi passe, la durée maximale d'enfermement en centre de rétention, actuellement de 32 jours, passerait à 45 jours. Pour sa part, le passage devant le JLD (Juge des Libertés et de la Détention) aurait lieu après 5 jours de rétention, contre 2 actuellement....

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Nous l'avions évoqué dans le numéro 79 d'IAL : à la faveur de la crise capitaliste se développent des mouvements de type fasciste, et plus largement l'influence idéologique et culturelle grandissante du fascisme. Ils différent du nationalisme classique par leur idéologie, mais aussi leur base sociale. C'est ce qui, de marginaux, les met en situation de progresser rapidement en période de crise et de capter une partie des couches sociales qui pourraient être tentées par une perspective révolutionnaire.

Ces mouvements servent de supplétifs à la bourgeoisie et à l'Etat dans leur politique de division des classes populaires.

Tenus aujourd'hui à l'écart du pouvoir, ces groupes sont appelés à prendre de l'importance à mesure de l'accroissement de la conflictualité sociale qui peut se produire en réaction à la guerre de classe menée par la bourgeoisie. Cette tendance est perceptible à l'échelle internationale et il n'y a aucune raison que...

salariat- Ouvrez la !
salariat-changer tout
travailler plus pour travailler plus

La gestion directe est l'alternative au salariat comme la démocratie directe est l'alternative à l'électoralisme.

Isolé, l’être humain est fragile, vulnérable. Au fil des siècles, il s'organise en société pour lutter contre les aléas de la vie. Il limite les risques, éloigne ou élimine ses prédateurs, sécurise ses ressources alimentaires, met au point des techniques de soins qui se développent de générations en générations. Libérée des contingences matérielles, la société développe les arts plastiques, la musique, les langues et la littérature pour donner du sens à la vie. La société moderne, c’est cela, mais c’est aussi un être humain sur six qui souffre de la faim, la guerre pour beaucoup, la pollution chimique ou nucléaire, le manque d’eau potable, l'aliénation par le salariat et à présent la remise en cause des acquis sociaux du 20ième siècle.

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État-Patronat - Aux voleurs !

Après les plans sociaux de la crise de 2009 voici venu le temps des plans de rigueur de l’après crise de 2010. Les Etats européens se sont engouffrés sans retenue dans la « crise grecque » pour mettre en œuvre des plans de rigueur qui vont tous dans le même sens : diminution de traitements des fonctionnaires, non remplacement des départs à la retraite, augmentation des charges de travail, pressions de toutes sortes, discours culpabilisants…

Chez Continental, chez General Motors, cela devient une habitude : les patrons font du chantage à l’emploi et exigent des salarié-es l’abandon de jours de RTT, le transfert de cotisation retraites des patrons vers les salariés, le gel des salaires, etc. En bref il s’agit pour les exploité-es de travailler plus pour gagner moins sous peine de perdre son emploi. En France le gouvernement nous sort son plan de sauvegarde des retraites : à la clé 2 ans de galère supplémentaire...

La question de la gestion, fondamentalement différente, des rapports interpersonnels, individuels et collectifs, à l'intérieur des processus de production, se pose en 2010 avec probablement plus d'acuité encore qu'auparavant.

Ajoutons à cela que cette question envahit tous les espaces de la vie en société et, évidemment, concerne aussi bien les problèmes liés à la Production agricole. 

D'emblée, notre ancrage anarchiste et nos perspectives révolutionnaires nous conduisent à poser la question fondamentale de la réappropriation des moyens de production et d'échanges par les acteurs eux-mêmes et donc de la réappropriation des terres.

 

 

Au cours des âges

Depuis les "Diggers", au début du 17ème siècle en Angleterre jusqu'aux...

@ Columna Libertaria Joaquim Penina
Columna Libertaria Joaquim Penina

Le Groupe Libertaire Joaquim Penina a inauguré le 25 juillet 2010 à Rosario une fresque en « HOMMAGE A CEUX QUI LUTTENT POUR LA LIBERTE ET LE SOCIALISME SANS ETAT ». Sur cette fresque figurent : Buenaventura Durruti (anarchiste espagnol de la CNT-FAI), Louise Michel (anarchiste, membre de la Commune de Paris), Errico Malatesta (anarchiste italien), Virginia Bolten (féministe uruguayenne) et Gerardo Gatti (militant de la FAU, disparu pendant la dictature en Uruguay).

Le Groupe Libertaire Joaquim Penina a été créé en octobre 2008 par des militant-e-s de Rosario (province de Santa Fe, Argentine). Ce groupe lutte contre toute forme d'autorité, contre tout type d'oppression. Le nom de « Joaquím Penina » a été choisi pour honorer un ouvrier anarchiste fusillé en 1930 à Rosario par la dictature d’Uriburu.

 

Columna Libertaria Joaquin Penina - http://www.cljp.com.ar

 

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