ven 3 septembre 2010

Réforme des retraites, c'est encore plus de nos vies que l'Etat et la bourgeoisie nous volent !

CGA

 

Réforme des retraites, c'est encore plus de nos vies que l'Etat et la bourgeoisie nous volent !

 

Le gouvernement a annoncé récemment une nouvelle étape de démantèlement du système de retraite (allongement de la durée de cotisation, de l'âge légal de départ...). Ce démantèlement est l'un des aspects d'une offensive de la bourgeoise et de l'Etat pour s'accaparer une part toujours plus importante des richesses que nous produisons.

Le travail salarié, c'est déjà le vol organisé des richesses que nous produisons, mais aussi de notre vie, par les patrons, les actionnaires et l'Etat. Le racket sur nos retraites, c'est l'extension de ce vol légal, qui aura pour conséquence de nous déposséder de quelques années de plus de notre vie, avec à la clé une explosion prévisible des maladies professionnelles, des accidents du travail.

L'attaque actuelle sur les retraites s'inscrit dans la logique capitaliste qui vise à privatiser et à individualiser la gestion des risques (maladie, chômage, vieillesse) : c'est la logique du chacun pour soi, qui se traduit par une dégradation considérable des conditions de vie des classes populaires.
Bien que déjà très inégalitaire, le système par répartition, concession que la bourgeoisie et l'Etat avaient du faire face aux luttes ouvrières, leur est intolérable : parce qu'il repose sur le principe de la solidarité face aux risques de la vie, et parce qu'il représente un immense gâteau, le salaire indirect, que veulent se partager les assurances et les fonds de pension.

L'Etat s'est fait l'instrument de la liquidation du système par répartition, comme des attaques contre les travailleurs et travailleuses, fidèle à son rôle d'instrument des classes dominantes. Il n'y a donc rien à attendre de lui, ni donc des gouvernements quelle que soit leur couleur politique.

De même, il n'y a rien à attendre des bureaucraties syndicales : celles-ci, plutôt que d'organiser la généralisation de la grève, accompagnent le recul social en brisant toute dynamique de lutte réelle par des journées d'action sans lendemain, et en inscrivant leurs perspectives revendicatives dans le cadre du capitalisme, qu'elles considèrent comme indépassable.

C'est en organisant par nos propres moyens la lutte collective interprofessionnelle et par la construction d'un rapport de force pour rompre avec l'Etat et le capitalisme que nous pourrons mettre un coup d'arrêt au vol organisé qu'est le salariat, et dont la casse des retraites est l'un des aspects.

Seule une société véritablement solidaire fondée sur la propriété commune des moyens de production et de distribution, sans classe et sans Etat, gérée directement par les travailleuses et les travailleurs, pourra rompre avec la logique capitaliste qui nous appauvrit, et assurer à chacun-e, quel que soit son âge, la possibilité réelle de vivre de manière digne et décente.

Le 3 Septembre 2010

Relations Extérieures

de la Coordination des Groupes Anarchistes

 

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