Dimanche, 8 Mars, 2015 - 11:30 - 12:00

Pour un 8 mars féministe de défense et de conquête des droits des femmes

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La journée du 8 mars, est la journée internationale de luttes pour les droits des femmes. Ce n’est pas la journée de « la » femme, comme le martèlent les médias. Il n’y a pas une femme, mais des femmes, toutes différentes, qui luttent jour après jour, année après année. Ces luttes ont permis de conquérir des droits.
Mais aujourd’hui cette égalité est loin d’être effective dans une société dominée par le système patriarcal et certains droits se trouvent même remis en cause.

Il y a 40 ans, le droit à l'avortement...

2015 est une année particulière car il y a 40 ans la France adoptait enfin la loi sur l'IVG. Cette avancée n'a été rendue possible que par la bataille acharnée des femmes pour leur droit à disposer de leur corps. La poursuite de cette lutte a permis d'obtenir la gratuité en 1981. Ce combat est toujours d'actualité ! La montée de l'extrême droite, les fanatismes religieux, les politiques d'austérité, ont des conséquences directes sur le droit des femmes à disposer de leur corps (fermeture de près de 150 centre IVG en 15 ans, remise en cause de la gratuité, etc.). En Europe et dans le monde l'IVG est encore interdite ou limitée. Toutes les 9 minutes une femme meurt des suites d'un avortement clandestin.

Des violences quotidiennes inacceptables

Les femmes sont victimes de multiples formes de violences spécifiques: viols (86.000/an en France), agressions, violences conjugales (environ 180 meurtres conjugaux/an), agressions racistes de femmes immigrées, attaques sexistes, LGBTphobie, système prostitutionnel, harcèlement,…
Nous refusons l'ampleur de ces persécutions. Nous refusons d'oublier qu'en France, tous les 2,5 jours, une femme meurt sous les coups de son (ex) conjoint. Et ce dans l'indifférence la plus totale ! Ce qui est illustré par le fait inadmissible que le Puy-de-Dôme ne propose aucun hébergement spécifique pour femmes victimes de violences. Nous ne pouvons plus accepter de vivre dans un désert en matière de lutte contre les violences faites aux femmes !

Des politiques d'austérité inacceptables qui fragilisent encore plus les femmes

Ces politiques remettent en cause le système de protection sociale, de santé publique, les services publics et contribuent à augmenter les inégalités femmes-hommes. Les coupes dans les aides sociales impactent directement les 10 millions de personnes vivant avec moins de 977 € par mois, dont 33 % de femmes seules élevant des enfants.
Les inégalités salariales subies (27% d'écart en moyenne) et leur sur-représentation dans les emplois partiels (80% occupés par des femmes) engendrent des écarts persistants dans les pensions de retraites (42% d'écart entre femmes et hommes). Il est intolérable de voir les petits revenus et les retraites diminuées par les hausses des prélèvements obligatoires ou des dépenses de santé!
La baisse des budgets de santé et les réformes hospitalières ferment des maternités et des centres IVG, concentrent les services de soins dans les zones urbaines et empêchent l'accès libre à l'avortement, à un suivi régulier de grossesse et à un suivi médical efficace à toute une partie de la population !

Loi Macron : une augmentation des violences économiques contre les femmes

La loi Macron constitue un recul social dont les premières victimes sont les femmes.
Avec le travail le dimanche et en soirée, les femmes seront les premières impactées car elles représentent 70 à 80% des salarié-e-s du commerce. Cela oblige aussi à trouver des moyens de garde pour les parents isolés : des mères dans 9 cas sur 10.
Ce projet de loi prévoit des visites médicales moins nombreuses et le contournement de  la médecine du travail, qui rendront invisibles les effets négatifs de la précarisation du travail. La médecine du travail est l'une des dernières garanties d'accès à la santé pour les travailleuses les plus précaires.

La lutte contre le patriarcat ne se borne pas au 8 mars !

Plus que jamais elle doit s’inscrire dans une dynamique de mobilisations, de luttes et de revendications des femmes, ici et partout dans le monde. Il est crucial de faire reculer le système patriarcal et d'obtenir l'égalité. aussi bien dans la sphère privée que dans la sphère publique.
A l'international, nous saluons la détermination des femmes qui se battent au quotidien pour que l'égalité des droits devienne une réalité, comme celles qui à Kobané, les armes à la main, ont fait reculer les jihadistes de Daesh.

La lutte féministe se mène au quotidien :

• contre les inégalités au sein de la famille (travail domestique, prise en charge de l’éducation, des soins aux enfants et aux proches,.. )
• pour des actions solidaires avec toutes les femmes victimes de violences sexistes, de violences lesbophobes, biphobes et transphobes.
• pour des interventions de solidarité avec les femmes du monde entier, pour le respect des droits de toutes et l’accès à l’égalité
• mettre fin à l'impunité des viols collectifs comme "arme de guerre"
• pour des actions visibles dans la rue afin de montrer que nos combats visent à changer la société toute entière
• pour des grèves au travail, quand le contexte s’y prête, contre la précarité, les inégalités de salaires et d’emplois et le plafond de verre.

Rassemblement dimanche 8 mars 2015 à 11h30 place de Jaude à Clermont-Ferrand

Le rassemblement du 8 mars à Clermont est appelé par :
Brut de béton, CGA, CGT ,Collectif de lutte contre l’extrême droite, Femmes et Hommes d'Avenir, Femmes Solidaires, Ensemble 63, LDH, NPA, Osez le féminisme 63, Planning Familial 63, UNEF, Union Syndicale Solidaires

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