mer 9 juillet 2014

Non à l'arrêté anti-prostituées !

Mains

Le groupe de Toulouse de la Coordination des Groupes Anarchistes dénonce l'arrêté anti-racolage mis en place par la mairie de Toulouse, qui vise principalement l'activité prostitutionnelle dans les quartiers des Minimes et de Matabiau. Sous couvert de lutter contre la prostitution et de « protéger » les riverains (de quoi ?), la mairie de Toulouse se permet de donner les pleins pouvoirs aux agents de police pour surveiller, contrôler et arrêter toute personne impliquée dans l'activité prostitutionnelle (clients et prostituées). Après le projet loi de pénalisation des clients adopté par les députés, précarisant davantage les conditions d'exercice de l'activité des prostituées, c'est une nouvelle attaque en règle contre les prostituées de rue, qui se trouvent pour la plupart dans une situation économique et sociale extrêmement préoccupante. Cette pénalisation n’a pour seul effet que de pousser à la clandestinité les personnes prostituées, de les reléguer loin des contrôles policiers et donc souvent dans des zones isolées où elles sont davantage soumises à la violence des clients. De plus, elles auront un accès plus difficile aux soins et aux aides proposés par les différentes associations qui agissent auprès des prostituées.

Si la prostitution représente pour la plupart un moyen de subsistance et pour certaines une activité exercée « librement », elle est aussi un moyen concret et symbolique de soumettre l’ensemble des femmes à l’ordre sexuel dominant. Le combat contre la marchandisation des corps et de la sexualité ne peut pas se réaliser à coups de mesures répressives, tel que l'arrêté anti-prostitution à Toulouse. Seule la régularisation de tou-te-s les sans-papiers, le refus de toute autre forme de pénalisation de la prostitution, l’égalité économique et sociale pour toutes et tous permettront de lutter contre l'exploitation sexuelle sous toutes ses formes.

Pour une sexualité libre et gratuite (motion CGA Toulouse)