dim 8 avril 2012

Le 26 novembre 2011 - Contre les violences sexistes et sexuelles

CGA

Nous étions nombreuses, fortes, solidaires et en colère

Pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles

 

 

Ahhhh…la marche non-mixte…elle en a fait couler de l’encre…et de la salive !

Sectaire, provocante, extrémiste, sexiste (oui sexistes !!!), qu’est-ce qu’elles, qu’est-ce qu’on s’en est pris dans la gueule ! Avant même de faire quoi que ce soit ! Il faut croire que les pratiques de non-mixité choisie suscitent toujours autant de crainte et de rejet, qu'elles doivent encore et encore être expliquées, réexpliquées, justifiées, argumentées…dans tous les milieux.

La dernière manifestation non-mixte à Lyon remontait à 10 ans, on avait la pression, la rage de faire de cette mobilisation « controversée » une réussite.

C'était l'occasion de se réapproprier la ville, la nuit, habituellement réservée aux hommes. C'était l'occasion de passer dans les quartiers où les fachos montrent leurs crocs et de montrer que les femmes aussi sont antifascistes et n'ont pas peur.

C'était enfin l'occasion de montrer que oui, les femmes peuvent organiser une manif et faire passer leurs idées par la pratique.

On ne s’attendait pas à 300 femmes qui se réappropriaient la rue en hurlant leur ras le bol des violences sexistes et sexuelles. On était là ensemble, fortes et rien ne pouvait nous arrêter.

Nous avons traversé Lyon : quartiers populaires, centre ville, quartiers d'activités nocturnes. Nous avons pu toucher un large public, le plus souvent accueillies de manière positive.

Même les fachos, à Saint-Jean, qui voulaient manifestement nous faire une démonstration, poings à l’appui, de leur capacité à exercer des violences n'ont pas réussi à faire dévier notre parcours.

Il ressort de cette manifestation que les rues étaient à nous, que nous n’étions pas silencieuses, un sentiment de force collective et une véritable dynamique féministe dans ses formes multiples, de nos vies, de nos combats.

En tout cas, ce soir-là nous étions fortes, solidaires et en colère !

Et dans Lyon, résonnaient les voix de 300 femmes qui hurlaient le poing levé « Contre le patriarcat, je me lève et je me bats ! »

 

 

 

Zena et Zora du groupe de Lyon