lun 21 mars 2011

G20-G8 L’organisation de la casse sociale

CGA

Analyse du G20 dans les politiques économiques mondiales

En juin le G8 se tiendra à Deauville avec la présidence française et dans la foulée il y aura le G20 les 3 et 4 novembre à Cannes.

Dans le cadre de l'économie capitaliste mondialisée dans laquelle nous survivons, les G20-G8 font parti comme les sommets de l'OMC ou les réunions de la banque mondiale et du FMI, des espaces de décisions des politiques économiques et des règlements des différents entre les principales puissances capitalistes.

 

En dehors des différents entre les grandes puissances (débat sur les parités monétaires, entorses protectionnistes au sacro-saint libre échange...), la politique générale des grands de ce monde conduit à l'application de mesures dites d'austérités dans les pays occidentaux.

Autrefois appelées politique d'ajustements structurels lors de la vague de libéralisation des économies africaines dans les années 90, cette « rigueur » consiste à dépouiller les fonctions sociales que les États avaient intégrées lors des conquêtes sociales des décennies précédentes (sécurité sociale, retraite par répartition, éducation, électricité, gaz, transport considérés comme services publics) au profit d'intérêts capitalistes.

 

En Europe, l’attaque est terrible avec la dégradation de nos retraites (France, Grèce, Espagne, Portugal), le gel des salaires de la fonction publique (Grèce, Royaume Uni), la dégradation des services publics avec les multiples vagues de privatisation –La Poste dernièrement en France- et même une réduction de 10% du SMIC horaire en Irlande.

 

Après bientôt 20 ans « d'expérimentation » de ces politiques dites d'ajustements structurels, le constat est terrible pour les peuples qui l'ont subite: augmentation massive de la pauvreté (Afrique), réduction importante de l'espérance de vie (pays ex bloc de l'Est)...

Luttons partout contre le G20

Le G20 et G8 sont des cadres importants de décision pour l'offensive forte et généralisée contre les peuples au profit du capital. Donc si nous voulons renverser le capitalisme, à tout le moins contrecarrer ses attaques sur nos conditions de vie, il est important d'agir massivement et radicalement lors de la tenue de ses réunions sans s'y limiter.

 

Depuis 10 ans, la stratégie de lutte était d’aller sur le lieu de la réunion de nos gouvernants avec pour objectif de perturber la tenue des débats. Cette stratégie a été payante lors du sommet de l’OMC à Seattle. Depuis le rapport de force s’est largement dégradé en notre défaveur. En cause l’arsenal sécuritaire en croissance exponentielle en Europe dont le dernier avatar français est la LOPPSI 2.

 

Même si la période est difficile pour nos conditions de vie et nos libertés, nous pouvons relever la tête, les soulèvements Tunisiens et Egyptiens nous montrent bien que la misère et la répression sont des fatalités si nous les acceptons docilement.

 

Face à une gouvernance mondiale du capitalisme, il est tant de construire une riposte sociale internationale et renouer avec les grèves générales internationales.

Contre le G20, Ripostons Partout