lun 9 novembre 2009

À Freescale comme ailleurs, l'État défend le Capital

IAL
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À Freescale comme ailleurs, l'État défend le Capital

Jeudi 17 septembre le tribunal a autorisé la direction de Freescale à recourir à la force publique pour rétablir la libre circulation des marchandises produites dans l'usine de Toulouse, ce qu’elle a fait dès le vendredi matin. Les salarié-e-s en grève depuis deux semaines ont décidé de maintenir les piquets de grève aux entrées de l'usine tout en levant le blocus afin d'éviter l'affrontement avec les CRS. On peut compter sur la vitalité et la détermination des travailleurs en lutte pour mener d'autres actions dans les jours qui viennent, en particulier en convergence avec les autres boites mobilisées de la zone.

La CGA est solidaire de tous les salarié-e-s qui refusent la fatalité des licenciements et qui par leurs actions montrent clairement qu'ils ne sont pas dupes des discours qu'on leur sert sur la crise et les adaptations nécessaires à la reprise.

Les choses sont extrêmement claires aujourd'hui :

  • aux banquiers et aux industriels, l'État distribue l'argent des contribuables,
  • aux salarié-e-s qui luttent avec détermination l'État distribue les coups de matraques, les assignations au tribunal, et les condamnation pénales comme pour les six de Continental.

A très court terme il est nécessaire que les salarié-e-s s'opposent fermement aux licenciements en faisant tout pour qu'ils coûtent le plus cher possible aux patrons, en argent mais aussi en nuisances. Au delà de cette indispensable résistance, il est urgent que l'ensemble des producteurs se saisissent de la question de la production, de son contrôle et de ses finalités.
Spéculation, profits, accumulation de capital sont des fléaux qu'il faut éradiquer. C'est aux producteurs-consommateurs qu'il appartient de décider de ce qu'ils produisent pour le bien commun. Pour cela il faudra mettre fin au régime des exploiteurs et des profiteurs. Pour cela il faudra mettre en place une société sans profit, fondée sur l'égalité économique et sociale. Pour nous barrer la route il y a et il y aura l'union sacrée de l'État et du Capital qui nous criminalise et nous réprime. Il n'y a pas d'autre alternative que de lutter pour les renverser.
Vive la lutte sociale ! Non aux licenciements ! Solidarité avec les salari-é-e en lutte !
le 20 septembre 2009
Relations Extérieures
Coordination des Groupes Anarchistes