mar 21 février 2017

Face à l’indifférence et au mépris, soyons solidaires avec les migrant-e-s!

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Face à l’indifférence et au mépris, soyons solidaires avec les migrant-e-s

 

Le 26 janvier 2017, Pateh Sabally, réfugié gambien qui avait obtenu un titre d’autorisation de séjour de 2 ans en Italie, s’est noyé devant une centaine de témoins, sans que personne ne lui prête secours.
Pire, des touristes ont même scandé « Afrique, Afrique », « C’est une merde », « Rentre chez toi », « Laissez le mourir »…
Quand enfin des personnes ont réagi, il était trop tard : Pateh est mort du mépris et de la haine de plus en plus palpable envers les migrant-e-s.

Ce mépris et cette haine sont le reflet de plus en plus visibles des politiques migratoires et des discours des politiques envers les migrant-e-s. Le sort des milliers et des milliers de migrant-e-s fuyant la guerre, la famine, la répression, la pauvreté et subissant des violences de toutes sortes durant leur périple n’a ému qu’un temps.
La mort de centaines d’entre eux et elles sur les rivages de nos frontières aussi.

Aujourd’hui en plein centre d’une ville italienne, une personne supposée migrante de par sa couleur de peau, a été abandonnée à la noyade.

Alors que les lois et mesures sécuritaires s’empilent pour mieux ficher, refouler, enfermer et expulser les migrant-e-s, nous devons lutter pour le droit de vivre et de s’installer pour tou-te-s, là où chacun-e le souhaite.

Il faut, partout où cela est possible, impulser avec les migrant-e-s un réseau de solidarité pour les aider à sortir de leur isolement social, favoriser l’échange, la rencontre et la découverte de notre société. Retour ligne automatique
Mais aussi les soutenir dans la bataille pour l’égalité des droits, l’obtention de meilleures conditions d’accueil...

Nous devons aussi clamer haut et fort que la volonté affichée du gouvernement de punir les personnes aidant les migrant-e-s ne nous arrêtera pas !
Bien au contraire, cela stimule notre volonté de développer la solidarité directe avec les migrant-e-s.

Nous vous donnons d’ailleurs rendez-vous le vendredi 10 février à 19h à l’appel du collectif ENS de Lyon en lutte, place des Terreaux en soutien aux membres du Collectif Roya Citoyenne et à toutes les personnes solidaires.

Face à la montée globale du fascisme en Europe et en Amérique du Nord et ses discours stigmatisant les migrant-e-s et tout ce qui ne correspond à la majorité nationale de ces pays, nous devons opposer notre solidarité et lutter avec les migrant-e-s.

Pas de fatalité, il faut lutter !

Contre les guerres et les frontières : unité populaire !

Commission antiraciste de la CGA-Lyon

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