dim 1 juillet 2012

Édito

CGA

Au moment de rédiger cet édito, les élections législatives de juin 2012 ne se sont pas encore déroulées…

Et pourtant une chose est sûre : les lendemains d’élections ne contredisent en rien l’adage qui veut « qu’elles se suivent et (malheureusement) se ressemblent. » Mais de cela nous n’en doutions pas.

Les sondages, les déclarations plus tonitruantes les unes que les autres, les boniments, les coups bas, les aveux « la main sur le cœur », rien ne nous a été épargné. Même les « petits » candidats ont sacrifié au rituel des promesses illusoires.

Il est vrai que leur participation à la mascarade électoraliste supposait d’emblée une acceptation des règles du « jeu » et ces règles, ne l’oublions pas, ont été édictées par les tenants du Pouvoir, pour satisfaire à sa pérennisation.

Ainsi, le simple fait d’être de la partie, de concourir à la loterie présidentielle, faisait de chacune et chacun des candidats, les parties d’un même Ensemble.

Ceci est tellement vrai, qu’au vu des résultats du premier tour, elles et ils n’ont pas manqué de regretter les 18% de Marine Le Pen mais elles et ils avaient accepté, au nom de la « démocratie représentative » de concourir à ses côtés.

Avant même que les électrices et les électeurs ne se rendent aux urnes, le système avait légitimé la participation, le programme et les scores de la candidate « ultra nationaliste ».

Le 26 avril au soir, Marine Le Pen est apparue comme « démocratiquement compatible » !

A côté de cela, le socialisme libéral « hollandais » a vaincu le libéralisme « Sarkoziste» c’est un fait, mais une chose est sûre : le libéralisme est là, toujours là et bien là !

Le 6 mai au soir, la départ du « faussaire » de Neuilly n’a probablement pas entraîné une avalanche de regrets, tant il a, cinq années durant, pourri tout ce qu’il a touché. Les capitalistes, et les grosses fortunes, peut-être, ont pu avoir un léger pincement au cœur en voyant leur « héraut » abandonner l’affaire…

Mais cet aspect étant soldé, le 7 mai au matin, l’arrivée du « messager » de Tulle n’a pas suscité de réel engouement.

Le tsunami « démocratique » auquel d’aucuns aspiraient ne s’est pas produit.

Maintenant c’est le changement nous a-t-on dit. Mais, le changement ce sera pour « après »… Pour « beaucoup plus tard »… et très certainement « jamais » !

L’austérité tant vomie par les petites gens, par toutes celles et tous ceux qui souffrent, par la grande majorité de la population, l’austérité donc sera notre pain quotidien.

Nul besoin d’être grand clerc pour comprendre que les tenants du « biseness » ne sont pas prêts à lâcher la moindre parcelle de leurs pouvoirs. Exploiter plus pour gagner plus voilà leur mot d’ordre.

Les élections législatives qui vont se dérouler prochainement, n’auront aucune incidence sur le cours politique et économiques des choses.

 

Que l’assemblée soit bleue, rose, rouge foncée ou tricolore, elle restera une assemblée au service du système de domination et d’exploitation.

Les actrices et les acteurs du vaudeville ont beau changé, et le ton avec, mais la trame reste la même.

D’un côté, celles et ceux qui amassent sans vergogne, et de l’autre celles et ceux qui se « ramassent »…

Ce ne sont pas les élections qui changeront cela mais les luttes sociales autonomes, autogestionnaires et révolutionnaires, elles, peuvent en revanche y contribuer…

Après deux élections consécutives, c’est le cinquième tour qui peut seul aider à changer les choses en profondeur.

Le cinquième tour doit être « social ».

La route est toute tracée : pas de répit pour les financiers, pas de compromis avec les capitalistes, aucun accord avec les politiciens de quelque bord qu’ils soient…

Prenons nos affaires en mains dès à présent et le changement ce sera VRAIMENT maintenant.