sam 19 juin 2010

Edito

IAL

La situation mondiale est à la hauteur de ce que propose (et a toujours proposé) le capitalisme : l'inhumaine division de la société en classes, avec d'un côté les Etats et les possédants et de l'autre les exclus de toutes sortes !  Une immense forfaiture qui s'est, aux cours des siècles, forgée une légitimité et qui poursuit son cheminement naturel en écrasant les individus et les peuples au seul profit de la caste des nantis.

Quelques mois en arrière, pendant que des milliards étaient trouvés pour sauver les banques, pour la plus grande majorité d'entre-nous, il fut question de récession.
Aujourd'hui, il s'agit d'injecter des centaines de milliards d'euros en Europe, non pas dans le but d'améliorer le sort des individus les plus démunis, mais juste pour alimenter ce système d'exploitation et d'aliénation.

Ainsi en Grèce, ce sera aux salariés et à celles et ceux qui ne bénéficient même pas du strict minimum, de faire les frais de cette remise à flot du capital, de cet "énième sauvetage" des possédants…

Ainsi en Espagne, en Roumanie et sûrement… bientôt ailleurs, les salariés de la fonction publique seront mis à contribution, à la baisse évidemment, quand dans le même temps les possédants continueront à se gaver sans se soucier du sort des "petites gens"…

Ici ou là, la retraite est attaquée, les régimes de répartition sont fragilisés sinon remis en cause et il est annoncé qu'il faudra bosser plus longtemps sans pour autant gagner plus, bien entendu.
Maintenir à flot un système d'exploitation basé sur le contentement d'un petit nombre de privilégiés et sur la misère des autres, c'est ce à quoi se sont toujours employés les classes des possédants et les gouvernants…

Face à cette réalité, les luttes des exploités et des exclus, nos luttes, seront à n'en pas douter la marque du refus d'une société basée sur l'iniquité, les hiérarchies et l'aliénation des individus.
Elles rencontreront, tout aussi sûrement, le refus et l'arbitraire des gouvernants et des possédants prêts à toutes les saloperies autoritaires dès lors qu'ils ne conçoivent la vie en société qu'avec des dominants et des dominés.

Face à l'offensive généralisée du patronat et des gouvernements de tous les pays, offensive destinée au maintien du pire des agencements sociétaires, les luttes des classes doivent retrouver toute leur vigueur et ne doivent se satisfaire d'aucune concession, d'aucun compromis.

Les anarchistes, convaincus de la nécessité de mener ces luttes avec le plus grand nombre et sous toutes les latitudes, y prendront toute leur place en y impulsant la démocratie directe, la forme autogestionnaire ainsi que les dimensions révolutionnaires et libertaires.