dim 1 novembre 2009

Edito

IAL

Grâce aux aides concédées par les Etats et aux sacrifices imposés aux salarié-es, les banques et les grandes entreprises ont dans le pire des cas maintenu leurs résultats et assez souvent l’ont même amélioré. Etats, banquiers et patrons ont de quoi se réjouir : la crise financière leur a donné l’occasion de vidanger les stocks de marchandises et de main d’œuvre et de tailler encore plus de brèches dans un droit du travail de plus en plus malmené.

Les salarié-es qui commençaient à réclamer leur part des profits colossaux accumulés par des actionnaires toujours plus voraces viennent de prendre un fameux coup de bambou. La « Crise » a été le prétexte pour calmer les ardeurs des gagne-petits. Et quand les coups de bambou ne suffisent pas ce sont les coups de matraque qui s’abattent sur les récalcitrants.

Chez Freescale à Toulouse, après 5 semaines de grève pour obtenir l’ouverture de négociations sur les indemnités de licenciement, la direction répond par des provocations incessantes à l’encontre des grévistes et par la mise à pied de syndicalistes (cfdt et cgt) qui ont participé activement au comité de grève. Après les interventions quotidiennes de la police pour protéger les jaunes, c’est le mépris et la répression.

 

Travaille et ferme ta gueule, si t’es viré casse-toi sans demander ton reste ! Et si en plus t’es sans papiers, tu prends l’avion et tu dégages…

 

Comme si ça ne suffisait pas, le gouvernement continue sans la moindre hésitation à déconstruire ce que plus d’un siècle de luttes sociales avaient permis de gagner : Santé Publique et Sécurité Sociale, services publics qui passent des usagers aux clients,…

Pour mieux faire passer la pilule, diversions et rideaux de fumées se multiplient, orchestrés par les professionnels de la gesticulation politico-médiatique. Pour amuser la galerie et préparer les prochaines élections régionales, on nous fait le coup du grand débat sur l’identité nationale ! Au fait, vous avez remarqué : on ne parle plus de la grippe A ! Faut dire que ce serait dommage pour la reprise économique : pendant les licenciements l’industrie tourne à fond ! Les constructeurs automobiles, donnés moribonds il y a quelques mois, font péter les scores. Pas question de gripper la pompe à fric !

 

Verts, rouges, roses, bleu horizon ou nazillons, nous n’avons rien à espérer des politiciens de toutes obédiences : ils sont tous partie prenante du système qui les nourrit et qu’ils se gardent bien de contester sur le fond.

A la CGA, nous sommes résolument persuadés qu’il n’y a pas d’alternative possible si l’on fait l’économie de la conscience de classe et de la Révolution Sociale. A bientôt donc dans des luttes que nous souhaitons conscientes politiquement, libertaires dans leurs pratiques et révolutionnaires dans leurs perspectives.

 

Bonne lecture et Vive la Sociale !