lun 10 octobre 2011

Édito

CGA

Des valises de billets venues d'une dictature d'Afrique tout droit chez Chirac, Villepin et Le Pen ? Ça alors ! De l'argent en liquide remis en main propre à Sarkozy chez Liliane Bettancourt ? Non ! Impossible !

Ça ce sont les dernières nouvelles de la vie que mènent les "élu-e-s du peuple" dans le dos du peuple qui les élit. Faut-il ressortir les dossiers de tous les hommes et femmes politiques pour convaincre enfin que nous, les travailleurs et les travailleuses avons intérêt à nous abstenir à chaque échéance électorale et à entrer en lutte ouverte avec le patronat et la classe politique qui ne sont que les deux faces de la même médaille : la domination de classe ?

En tout cas, la campagne électorale pour la présidentielle de 2012 est lancée. Et la classe dominante, elle, ne va manquer de déployer sa propagande habituelle pour nous convaincre du contraire. Pour nous convaincre que nous sommes trop incompétent-e-s pour savoir ce qui est bon pour nous et pour prendre en charge notre vie nous-mêmes, pour nous convaincre qu'il n'y a pas de salut hors du capitalisme, ou hors des vieilles lunes réformistes... Pour s'adresser à nous, la classe dominante dispose de la télévision, des principales radios et des principaux journaux. Elle jouit d'un impact idéologique extraordinaire sur les esprits. Ce travail idéologique permanent explique certainement en grande partie le peu de révolte et de conflits sociaux en ces temps de régression sociales ultra-rapide.

L'invention de la bourgeoisie pour convaincre les travailleurs et les travailleuses de s'abandonner volontairement à ses intérêts ? La dette publique ! Voilà bien la plus grande arnaque de ce siècle. Non pas que la dette n'existe pas, elle est un fait incontestable ; mais simplement qu'elle a été fabriquée au fil des réformes libérales votées tantôt par la bourgeoisie de gauche, tantôt par celle de droite... Et c'est cette dette fabriquée qui va être le thème central de la présidentielle 2012 où l'on va nous demander d'élire celui ou celle qui recevra les prochaines valises d'argent volé aux travailleurs et aux travailleuses d'Afrique ? Non désolés, ce sera sans nous.

Nous savons très bien qu'en changeant de président de la république quelle que soit sa couleur politique, c'est quand même nous, les travailleurs et les travailleuses, qui paieront la crise fabriquée par la bourgeoisie.

Les changements dont nous avons besoin, c'est nous qui les provoquerons. En suivant et en approfondissant la voie de lutte directe sans intermédiaires d'aucune sorte ouverte par les espagnol-e-s depuis quelques mois, nous pouvons y arriver. Pour d'abord, à court terme, mieux répartir les richesses et à long terme construire des institutions politiques anarchistes capables d'empêcher quiconque de voler le pouvoir de décision des autres, afin qu'enfin plus aucun-e soit disant représentant-e du peuple ne reçoive en catimini des valises de billets volés par un-e autre "représentant-e" d'un autre peuple.

Faisons de la campagne électorale pour la présidentielle un non-évènement ! Reprenons ce qu'ils et elles nous ont volé sans attendre !