dim 31 octobre 2010

Avorter est une liberté ! Notre corps nous appartient !

CGA

Avorter est une liberté !

Notre corps nous appartient !

Mobilisons-nous toutes et tous pour le défendre

 

Rien n'est encore acquis pour un droit à l'avortement libre et gratuit!

En 2001, la loi devait faire avancer ce droit : la suppression de l’obligation de l’autorisation parentale pour les mineurEs, la suppression de l’entretien préalable obligatoire pour les majeurEs, et la possibilité de choisir la technique d’avortement (IVG médicamenteuse jusqu’à 9 semaines).

Mais à ce jour même cette loi n'est pas appliquée dans son intégralité et le choix des femmes est encore soumis au pouvoir médical et à la pression sociale de la société patriarcale.

Dans le même cadre, la loi d’orientation budgétaire de la Sécurité Sociale prévoit de retirer le remboursement de l’avortement pour les femmes sans-papières. De plus, les modifications de l’accès à la santé pour les étrangers et les étrangères entrainerait des conséquences inacceptables comme le fait de ne plus tenir compte du critère d’accessibilité des médicaments dans les pays d’origines, pouvant ainsi entrainer une possible expulsion.

Les droits des femmes sont régulièrement remis en cause dans des tentatives législatives ou dans la non application dans la pratique de ce droit. Les politiques capitalistes du gouvernement vont dans le sens d’une plus grande précarisation des femmes et dans une remise en questions des droits des femmes. Ainsi, la loi Bachelot restructure la santé publique avec un seul et unique objectif : la rentabilité économique.

Or, l’avortement n’est pas un acte assez rentable et l'hôpital publique devant faire des économies, un certains nombre de CIVG ferment ou sont restructurés partout en France. C'est par la lutte que nous pourrons défendre ce droit. Ainsi à Lyon, c'est une mobilisation unitaire qui a permis un déménagement du service et non sa suppression pure et simple.

L’avortement fait partie du parcours des femmes et il ne doit pas être vécu comme un traumatisme, il ne l'est que si l'on nie le choix des femmes et leurs capacités à prendre des décisions en autonomie. L’IVG est toujours pensé en terme d’échec alors qu’il est un moyen de maîtriser son corps et sa fécondité au même titre que la contraception.

Ces attaques contre l’avortement s’inscrivent dans un système de société ou l’hétéropatriarcat est la norme dominante et dont l’un des piliers est la tentative de mainmise sur le corps des femmes.

L’urgence sociale est à la réduction des inégalités de territoire dans l’accès à l’éducation à la sexualité, à la contraception, et à l’avortement ; à la lutte contre les restructurations hospitalières.

 

Notre santé n’est pas une marchandise !

Pour un avortement et une contraception libre et gratuite, sans délai restrictif,

et un accès gratuit à la santé, la CGA appelle à participer à la manifestation nationale du 6 novembre :

Paris à 14 heures Place d'Italie

 

Ainsi qu'aux manifestations locales :

- Montpellier à 14H00 Place de la Comédie

- Perpignan à 15H00 Place des Poilus, table de presse de la CGA

 

le 31 Octobre 2010

Relations Extérieures

de la Coordination des Groupes Anarchistes

 

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