sam 19 juin 2010

10 avril 2010, une riposte antifasciste massive et déterminée contre l'extrême-droite

10 avril 2010, une riposte antifasciste massive et déterminée contre l'extrême-droite

Samedi 10 avril, plus de 2500 personnes se sont mobilisées derrière une banderole unitaire "Ripostons au fascisme", à l'appel du collectif de vigilance contre l'extrême droite. L'objectif était de répondre politiquement aux successives attaques de groupes de néo-nazis sur Lyon et en particulier dans le quartier de Saint Jean devenu le lieu de rassemblement de fachos divers et variés. En effet, depuis environ deux ans, les fachos lyonnais (de différentes organisations mais aussi issus du stade de foot) sont sortis du bois et plus particulièrement ces derniers mois avec quelques actions d'éclat: attaque du rassemblement contre le débat sur l'identité nationale, attaque des cercles de silence, agressions physiques de militants. De même, cette recrudescence du fascisme s'est traduite par une visibilité forte grâce à des collages d'affiches et autocollants massifs sur la ville.

La manifestation, rassemblant des cortèges  du Pink Bloc au NPA mais surtout des cortèges anarchistes, part sur les coups de 15h de la place Bellecour, pour rejoindre le Vieux Lyon et la place Saint Jean, quartier fétiche des fachos: le message est clair, nous ne déserterons pas la rue sous la menace fasciste.

Sur place, la prise de parole rappelle les dernières exactions de l’extrême-droite lyonnaise et la nécessité du combat antifasciste. La prise de parole se clôture sur des slogans tels que "le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève" ou sur la nécessité de la lutte sociale face à l’Etat et aux fascistes, ainsi que la solidarité avec les sans-papiers et les travailleurs immigrés.

Sur la place quelques crânes rasés qui traînent se font dégager sans échauffourées. Plus loin, sur le parcours, une petite quarantaine de fachos, hools du stade et identitaires, s’époumonaient à brailler "bleu blanc rouge, la France aux français" et comme ils sont rapidement couverts par les slogans des manifestants, le seul argument qu'il leur reste est de nous exhiber leur cul blanc. Les flics, après avoir fait un double rang entre les nombreux manifestants et le petit groupe de fachos, ont fini par faire reculer de quelques centaines de mètres les provocateurs et au bout de quelques minutes, les manifestants abandonnent les fachos à leurs cris réactionnaires et poursuivent la manifestation en direction des Cordeliers, où a eu lieu une dernière prise de parole avant la dispersion de la manifestation.

Cette manifestation fut une réelle réussite car face aux exactions violentes de quelques nervis d’extrême-droite, la réponse fut l’affirmation politique et populaire d’un antifascisme sans concession, dénonçant la politique anti-sociale du gouvernement qui crée de toute pièce l'ennemi intérieur en stigmatisant les étrangers et en généralisant la misère, terreau du fascisme.
Aujourd’hui comme hier, pas de fachos dans les quartiers, pas de quartier pour les fachos!

Groupe CGA de Lyon