mar 17 janvier 2012

Face à la crise : organisons la solidarité, changeons de société !

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Tract que le groupe de Clermont-Ferrand distribuera le 18 janvier.

 

FACE À LA CRISE : ORGANISONS LA SOLIDARITÉ, CHANGEONS DE SOCIÉTÉ !

 

La crise, un seul responsable : la classe dominante

On peut dire que depuis 2008 c'est une crise historique du capitalisme qui a éclaté. De la crise des subprimes partie des USA qui a ébranlé jusqu'au système bancaire européen, à la crise de la dette en Europe dont le dernier événement est la dégradation de la note de la France, il y a une seule et même cause fondamentale : la domination de classe. La crise dite des « subprimes » n'est ni plus ni moins qu'une crise de sous-consommation. Les ménages des USA, trop appauvris par la bourgeoisie étasunienne ont tenté de survivre par le crédit. Une utopie qui n'a pas tenu bien longtemps. Quant à la crise de la dette en Europe et en France, ici encore la classe dominante en est la seule origine. En France, le rapport de force entre la bourgeoisie et la classe des travailleurs et des travailleuses a conduit à un progrès social arraché de haute lutte et qui a culminé après mai 68. Tous les mécanismes de redistribution des richesses, ainsi que les contraintes imposées à l'exploitation capitaliste, la bourgeoisie française rêve depuis de les faire sauter. Aujourd'hui, elle est sur le point d'y parvenir. En effet, elle n'a pas relâché ses efforts, notamment depuis les trente dernières années au cours desquelles, méthodiquement aidée par les gouvernements successifs de gauche et de droite, elle a mené une triple offensive : privatisations, baisse des dépenses sociales et libéralisation de l'économie. Gauche et droite sont co-responsables de cette régression vers l'ultra-libéralisme, cette société du tous contre tous.

 

C'est pas le président qu'il faut changer, c'est la société

Régression sociale, atomisation de nos vies, menaces environnementales, guerres : le capitalisme est un système mortifère qu'il est urgent de renverser. Quel qu'en soit le résultat, les élections présidentielles vont encore consister en un jeu de chaises musicales au sein du personnel politique de toujours, et non conduire à un changement de système. Le mouvement social ne doit rien attendre des échéances électorales. Les élections divisent les exploité-e-s entre eux/elles. Elles dépensent inutilement l'énergie d'un certain nombre de militant-e-s plus occupé-e-s à faire gagner leur candidat-e qu'a construire des luttes sur leur lieu de travail et de vie. Les élections délèguent vainement la mission de transformation sociale aux politicien-ne-s. Nous devons renouer avec la force collective et surtout renouer avec des luttes victorieuses. Pour cela, il faut développer la grève comme arme contre l'état et le patronat : les taux de grève relativement faibles du dernier mouvement pour la défense de nos retraites en 2010 expliquent largement son échec !

 

Sortir du capitalisme c'est possible : autogestion et fédéralisme !

Le mouvement social manque depuis bien longtemps d'un projet de société alternatif à opposer au capitalisme et à l'étatisme. Anarchistes, nous tentons de populariser les propositions communistes libertaires qui sont trop méconnues et qui pourraient nous aider à construire une société enfin libre et égalitaire. Il faut rompre avec l'illusion de la prise du pouvoir d'État par une avant-garde qui, comme l'histoire nous l'a suffisamment démontré, conduit invariablement soit à la trahison électorale pure et simple soit à la dictature. Seul un mouvement social autogestionnaire et fédéraliste pourra transformer la société en établissant un rapport de force suffisant pour s'emparer de l'économie selon la méthode qui associe autogestion et fédération des unités de production. C'est à dire en organisant le contrôle de la population sur la production à partir des besoins. Un tel modèle économique s'appuierait sur un maillage politique refondé sur la libre fédération des communes en lieu et place de l'État qui, qu’il soit rouge, rose, bleu ou vert.., a toujours été et sera toujours l'outil de domination d'une minorité privilégiée. On peut sortir du capitalisme en empruntant la voie anarchiste. Tout gouvernement étant le privilège de la prise décision concentré entre les mains d'une minorité, le capitalisme viendra toujours s'y greffer pour renaître et/ou se renforcer. On peut donc toujours être révolutionnaires aujourd'hui à condition d'être clairement à contre-courant des doctrines marxistes qui ont toujours échoué en confondant propriété collective et propriété étatique des moyens de production.

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