lun 17 mars 2014

Face à l'austérité, organisons la solidarité, changeons de société !

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Chacun pour soi, c'est tout le monde dans la merde: organisons la solidarité, changeons de société!

 

Le « pacte de responsabilité » du gouvernement « socialiste » est une énième attaque antisociale contre le monde du travail. 50 milliards d'euros d’économie dans les services publics, ce sont 50 milliards d'euros de plus volés aux salariéEs. En effet, il est impossible de concrétiser une telle mesure sans remettre en cause les statuts, les conventions collectives, les salaires, l’accès aux soins et la protection sociale des usagers. Il est temps d’inverser le rapport de force. Nous n'avons que trop cédé de terrain à la classe dominante ces dernières années. Plus que jamais, la grève générale illimitée doit être notre seul objectif à moyen terme.

 

Dans l’immédiat, nous nous prononçons donc pour :

- la défense de la sécurité sociale et son financement solidaire

- le maintien des cotisations patronales pour la branche famille

- l’annulation de la décision gouvernementale concernant le transfert de cotisations

- l’augmentation des salaires, l’arrêt des licenciements, la défense de la protection sociale contre les politiques d’austérité

 

Mais chaque grève, chaque lutte, doivent être une étape vers notre émancipation et l’abolition des rapports de production capitalistes. Pour en finir avec ce système aussi absurde qu'injuste, la rupture révolutionnaire ne peut découler que du développement des luttes et de l'auto-organisation populaire, et ne saurait être l’œuvre de quelconques « sauveurs suprêmes », tribuns providentiels, « partis d'avant-garde », ou « représentantEs » républicainEs.

 

Nous affirmons que plus personne aujourd'hui ne peut sérieusement ignorer la nécessité révolutionnaire. L'impasse sociale et écologique dans laquelle nous place le capitalisme, l'échec catastrophique du marxisme politique au cours du 20e siècle et de la social-démocratie désormais au service de l'ultra-libéralisme économique devraient toutes et tous nous conduire à reconsidérer l'anarchisme : le seul courant socialiste qui reste en course pour la construction d'un monde plus juste.

 

Pour satisfaire les besoins de la population et pour surmonter définitivement les crises économiques capitalistes, l'anarchisme propose une organisation sociale sans classes et sans État basée sur la démocratie directe et le fédéralisme libertaire par :

 

- L'abolition de la propriété privée des moyens de production (pour que personne ne puisse vivre du travail d’autrui) et son remplacement par la démocratie directe dans les unités de production (bureaux, usines, exploitations agricoles, services publics) seule façon de garantir la propriété collective réelle des moyens de production

- L'abolition de l’État et de tout pouvoir coercitif (qui est toujours et partout une arme au service d'une classe dominante) et son remplacement par la fédération régionale, nationale et internationale des communes autogérées pour administrer la société

- L'abolition de la concurrence économique et son remplacement par la confédération des unités de production regroupées en fédération de branche

- L'abolition des frontières, préalable indispensable à la solidarité concrète entre les peuples

- Le tout articulé par la démocratie directe assembléiste avec contrôle, rotation et révocabilité des mandats à tous les niveaux

 

Nous pensons que seule cette nouvelle organisation sociale saura faire disparaître à terme toutes les formes de domination: économique, sociale, culturelle, ethnique et de genre.

 

 Organisons la solidarité, changeons de société, grève générale illimitée !