lun 1 mars 2010

Présidentielles, européennes, législatives, régionales, cantonales, municipales... Pourquoi les Anarchistes n’iront pas voter…

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Les anarchistes pensent utile de ne pas se déplacer aux urnes le jour des élections. Les anarchistes pensent également nécessaire de dénoncer les aspects pervers de l’électoralisme et donc, de la délégation de pouvoir. Ainsi, l’autogestion prônée par les anarchistes et tant décriée par les étatistes et les autoritaires réunis trouve dans notre engagement sa justification : nous passer de professionnels de la politique afin d’accéder à la condition d’acteurs de nos propres vies.


Le rite du suffrage universel ou l’art de négocier la longueur de la chaîne...

La constitution de la Ve République impose à l'ensemble des citoyens, en âge de voter, de « choisir », à intervalles réguliers, un nouveau président, de nouveaux députés, et/ou conseillers européens, régionaux, cantonaux, municipaux, en sacrifiant bien entendu au sempiternel rituel électoral. Il ne s'agit évidemment pas de désigner le meilleur d'entre tous, mais au bout du compte, de désigner l'heureux élu qui s'accaparera, pour son usage et celui des siens, de tous les leviers de commande, toutes les manettes du pouvoir ! Le suffrage universel est devenu, au fil des années, le rite qui consacre l'illusion du choix et du pouvoir démocratique alors qu'en réalité il entérine et pérennise le pouvoir des dominants. L'électoralisme n'est en réalité qu'une machine à faire courber l'échine aux exploités et à tous les exclus, et à ne leur proposer, comme unique « alternative », que le changement de personnel chargé de mettre en œuvre ces politiques d'exploitation et d'exclusion. La servitude volontaire, comme l’expliquait il y a quelque temps de cela La Boétie, se caractérise par l'absence de révolte. L'homme, trop souvent, non content d'être esclave entend le demeurer et, pour ce faire, se forge lui-même ses propres chaînes. L'électoralisme, le non-geste caché dans l'isoloir, le blanc-seing donné à l'élu, les voilà les maillons de la chaîne qui entrave les citoyens. Les élections ne peuvent pas être un moment fort, pour nous qui considérons que c'est le système lui-même qui est à revoir et à changer en profondeur.


Autonomie, autogestion : les termes de notre affranchissement...


Nous ne pouvons rester spectateurs plus longtemps. Il nous faut être « acteurs » nous-mêmes, rejeter leurs fausses solutions. Nous devons être responsables, suffisamment pour gérer collectivement toutes les situations et tous les aspects auxquels nous sommes confrontés, sans en référer à des "professionnels" qui n'aspirent en réalité qu'à l'exercice du Pouvoir. Ne recommençons pas, une fois de plus, l'erreur de déléguer à des hommes politiques notre souveraineté, puisque nous sommes persuadés qu'ils n'en feront qu'à leur tête, une fois élus. En prenant nos affaires en mains, en administrant ensemble et directement la vie de la cité, nous ferons mieux qu'eux et, sans affaires, sans scandales, sans appétits ni financiers, ni de Pouvoir.


Alors, en mars 2010, sachons dire clairement à celles et ceux qui vont se proposer à nous pour « nous encadrer, nous conseiller, nous protéger, nous aider, nous guider, nous conduire, nous représenter… », que nous n’en avons aucunement besoin et que nous nous débrouillerons bien sans elles, sans eux…


En un mot, qu’elles et ils se limitent à s’occuper de leurs affaires et surtout pas des nôtres !

 

A la Librairie "INFOS", 2 rue Théodor Guiter (près de la place des Poilus) à Perpignan :

- Vendredi 12 mars à 19h00, réunion - débat sur l’anti-électoralisme des anarchistes, "les changements ne sortiront pas des urnes…"

- Mercredi 17 mars de 15h00 à 19h00, consultation et vente de brochures, revues, ouvrages anarchistes et libertaires à la Librairie "INFOS".

- Vendredi 19 mars à 19h00, réunion - débat sur l’action directe et le sabotage, "les réponses et les alternatives anarchistes face à l’électoralisme".

 

 

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